Les organisateurs du Paris-Roubaix appellent à la «responsabilité» des spectateurs

CYCLISME Les organisateurs font tout pour y éviter les imprévus...

A Lille, François Launay

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 Le 7 avril 2913, le suisse Fabian Cancellara a remporté son 3e Paris-Roubaix.
 Le 7 avril 2913, le suisse Fabian Cancellara a remporté son 3e Paris-Roubaix. —

C'est le genre d'imprévu que veulent éviter à tout prix les organisateurs du Paris-Roubaix. Dimanche dernier, lors du Tour des Flandres, le coureur Johan Van Summeren a percuté de plein fouet une spectatrice qui se trouve aujourd'hui entre la vie et la mort. La vidéo, qui tourne sur le Web, fait froid dans le dos et permet aussi de rappeler les règles de prudence.

Prévoir l'imprévisible

«On ne peut pas mettre des barrières partout, ni un gendarme derrière chaque spectateur. Ca appelle à la responsabilité de chacun. Il faut savoir que sur ce genre de course, ça roule très vite, et si un coureur percute quelque chose ou quelqu'un, ça fait très mal», explique Jean-François Pescheux, le directeur de Paris-Roubaix.

«C'est la course la plus stressante de l'année»

De la vitesse, des pavés et du monde partout, chaque année, la préparation et le déroulement de la reine des classiques fait passer des sueurs froides dans le dos des organisateurs. «C'est la course la plus stressante de l'année. On est toujours à la merci d'un incident. Tant qu'on n'est pas sur le Vélodrome, rien n'est fini», poursuit Pescheux qui a tout connu en 40 ans de direction.

Un passage à niveau qui se ferme au passage de la course, une voiture coincée sur les pavés, des chutes plus ou moins graves de coureurs, tout peut arriver sur les 257 kilomètres du parcours. «On doit anticiper sur tout pour que la course se déroule dans les meilleures conditions et en toute sécurité», conclut un directeur de course chargé de prévoir au maximum l'imprévisible.