Chelsea-PSG: Stamford Bridge, le stade bien trop calme des Blues

FOOTBALL  Les Londoniens doivent remonter deux buts au PSG mardi…

Romain Baheux
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Stamford Bridge, le stade de Chelsea, lors d'un match contre Stoke City, le 5 avril 2014.
Stamford Bridge, le stade de Chelsea, lors d'un match contre Stoke City, le 5 avril 2014. — GLYN KIRK / AFP

Les débordements d’Eden Hazard, l’impact de David Luiz, la technique de Willian… On peut énumérer longtemps les périls qui attendent le PSG mardi pour son quart de finale retour de Ligue des champions contre Chelsea avant de citer l’ambiance de Stamford Bridge. Fort de sa victoire à l’aller (3-1), le club parisien ne doit pas s’attendre à une atmosphère étouffante et un public agressif au moment de jouer sa place dans le dernier carré de la C1.

«L’ambiance est plus que moyenne. D’abord il n’y a que 42.000 personnes, souligne l’ancien défenseur de Chelsea et consultant pour Canal+ Marcel Desailly. Quand on voit Manchester United, quand on voit les autres stades à 60.000 ou 70.000 personnes… Pour y avoir joué, venant de San Siro [l’enceinte du Milan AC], ce stade n’impressionnera pas les Parisiens

«L’âge moyen des supporters est trop élevé»

Depuis quelques années, il n’effraie plus grand monde au point même d’agacer José Mourinho. En novembre, le technicien portugais critiquait le manque de soutien de l’enceinte londonienne pour ses joueurs. «C’est la nature de Stamford Bridge. Nous savons que l’ambiance n’y est pas très chaude.» Place forte du hooliganisme britannique dans les années 80, le stade de Chelsea s’est apaisé avec la hausse du prix des places et la politique de tri pratiquée par les autorités britanniques.

«Le problème vient de l’âge moyen des supporters qui est trop élevé à cause du coût de l’abonnement, regrette Jez Walters, du site de supporters des Blues CFCnet. Le stade n’est pas extensible et le club veut avoir le plus d’argent possible par la billetterie à cause du fair-play financier. Cela nous prive d’un public plus jeune et plus passionné qui pourrait pousser l’équipe.»

Stamford Bridge subit aussi la popularité et l’afflux de supporters étrangers, des «touristes» dénoncés par les historiques de l’enceinte. Mardi, ces derniers tenteront de l’animer pour obtenir une qualification mise en péril par le revers du Parc des Princes. «Ce stade sait soutenir ses hommes dans les moments chauds, affirme Jez Walters. Demandez à Edinson Cavani qui a été battu (4-1) avec Naples après avoir gagné à l’aller 3-1 quand nous avions remporté la Ligue des champions en 2012.» Entre l’Italie et l’Uruguay, Cavani a pourtant dû connaître pire folie dans sa carrière.