Football : Les Violets plient mais ne rompent pas

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Les Toulousains ne craignaient pas l'effet « Paul Le Guen ». Ils avaient raison. La nomination d'un nouvel entraîneur, lundi, à la place de Guy Lacombe, n'a pas engendré le « choc psychologique » escompté côté parisien. Et le TFC est reparti hier soir du Parc des Princes avec le match nul (0-0) qu'il était venu chercher, à l'issue d'une rencontre bien pauvre techniquement. « On avait laissé beaucoup de forces lors du match contre Lyon [victoire 2-0, samedi dernier], a estimé l'entraîneur Elie Baup. On s'est battus pour ramener ce point. »

Après ce match en retard de la 16e journée de L1, Toulouse se hisse à la 9e place. De son côté, Paris reste englué au 17e rang. Comme face à l'ogre lyonnais, les Violets se sont présentés hier dans un dispositif en 4-2-3-1, avec Johan Elmander, seul en pointe. Une tactique identique, mais une composition différente, notamment au sein d'un quatuor défensif (Sirieix-Arribagé-Dao-Mathieu) inédit. L'arrière-garde du TFC a surtout été mise en danger en première période. Elle a plié : têtes de Pauleta à côté (6e) et de Sylvain Armand (16e). Elle a tremblé : main d'Issou Dao dans sa surface non sanctionnée d'un penalty (23e). Mais elle n'a jamais craqué. Après la pause, les assauts du PSG, trop désordonnés, n'ont jamais inquiété le gardien Nicolas Douchez.

Occupés à – bien – défendre, les Toulousains ne se sont pas créés de véritables occasions. Si l'on excepte, dès la 1re minute, une ouverture d'Achille Emana pour Elmander repris in extremis par le Parisien Armand. Les hommes de Baup poursuivront leur marathon (cinq matchs en deux semaines) dimanche (18 h) à Monaco en 16es de finale de Coupe de France. Peut-être sans Laurent Batlles, blessé à une cheville et remplacé par Bryan Bergougnoux dès la 20e minute.

Nicolas Stival