Coupe de France: Jean-Marc Pilorget «aimerait entraîner plus haut»

FOOTBALL L'ancien Parisien dispute un quart de finale avec Cannes...

Propos recueillis par Romain Baheux

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Jean-Marc Pilorget, entraîneur de l'AS Cannes.
Jean-Marc Pilorget, entraîneur de l'AS Cannes. — JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

Et de trois? Après Saint-Etienne et Montpellier, Cannes (CFA) affronte Guingamp en quart de finale de Coupe de France mercredi (18h45). Entraîneur de la formation azuréenne, l’ancien joueur du PSG et recordman du nombre d’apparitions sous le maillot parisien Jean-Marc Pilorget rêve de poursuivre sa route dans la compétition. Et que son épopée lui offre un poste à la tête d’une équipe professionnelle.

Comment gérer une équipe amateur qui a déjà sorti deux équipes pros et qui en affronte une troisième?

Le piège par excellence, c’est de croire que parce que l’on a battu Saint-Etienne et Montpellier, ça va être plus facile de battre Guingamp. Quand j’écoute ce qui peut se dire à droite et à gauche avant ce match, je me dis que beaucoup de gens manquent de lucidité. Je ne laisse pas la possibilité à mes joueurs d’y penser. Je ne leur ai pas parlé de Coupe de France depuis le tirage de ce quart de finale.

C’est humain de s’imaginer poursuivre l’aventure…

Comment ne pas être dans cet état d’esprit? On a envie d’aller en demi-finale. Il faut essayer de vivre un rêve mais c’est un rêve qui ne laisse pas de place aux rêveurs. Il faut se donner les moyens de l’accomplir.

Guingamp va-t-il se méfier après vos deux exploits?

Ils ne prennent pas le match à la légère, ils sont venus nous voir jouer trois fois. Il ne faut pas oublier non plus que pour eux aussi c’est important. Pour un club professionnel, une demi-finale de Coupe de France ça n’est pas rien.

Pour vous, c’est aussi une occasion de vous mettre en avant?

C’est important pour les joueurs de ce niveau de faire parler d’eux mais c’est la même chose pour un coach.

Signer dans un club professionnel, c’est un objectif?

Non, car je n’ai jamais fait de plan de carrière. Maintenant, j’aimerais bien entraîner plus haut. Je m’en sens les compétences et les capacités. Il faut voir si un président va se dire qu’il veut tenter sa chance avec moi, se dire que j’ai le potentiel. C’est tellement aléatoire ce genre de choses qu’on ne peut pas avoir ce type de projet.