Pollution: Coureurs et organisateurs «pas inquiets» pour le Marathon de Paris

ATHLETISME La course se déroule le 6 avril prochain dans les rues de la capitale…

Antoine Maes

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Les concurrents du marathon de Paris au départ, le 2 mars 2014.
Les concurrents du marathon de Paris au départ, le 2 mars 2014. — THOMAS SAMSON / AFP

Sur le site du marathon de Paris, le compte à rebours avance, inexorablement. «19 jours, 14 heures, 32 minutes…» Il indique le temps qu’il reste aux participants à l’épreuve pour peaufiner leur préparation. Mais aussi le temps qu’il reste pour espérer voir disparaître la chape de pollution qui recouvre la capitale depuis plusieurs jours.

S’envoyer plus de 42km dans les rues de Paris, forcément, ça devrait en inquiéter plus d’un, alors que s’approche la date du 6 avril. Et en fait non. «On n’est pas inquiet. On a n’a pas de raison que ça dure aussi longtemps, assure Pascal Sylvestre, journaliste à runners.fr. Je me souviens d’une fois, Rue du bac, une fille au volant fumait, et elle: ‘’ce n’est pas bon de courir en ville’’. Faut relativiser les choses: on a l’impression qu’on se fait plutôt du bien à courir en milieu urbain par rapport à des gens qui ne courent pas du tout».

«On ne peut strictement rien faire»

Chez ASO, l’organisateur de la course, on n’a pas encore déclenché le plan Orsec. Et on imagine ne pas avoir à le faire. «Si j’en juge par les prévisions météo, tout cela devrait disparaître dans les semaines qui viennent. Et le déplacement de l’anticyclone devrait nous ramener à une situation normale», explique Joël Lainé, le directeur des événements grand public. D’ailleurs, aucun concurrent n’a encore contacté l’organisation à ce sujet.

Rodés aux risques de crues ou de fortes chaleurs, les organisateurs avouent toutefois être démunis face à la pollution. «On ne peut strictement rien faire, on ne va pas faire courir les gens avec des masques», reprend Joël Lainé. D’ailleurs, si la situation devait empirer, ASO serait «soumis au diktat des autorités». «Il peut y avoir un risque d’accident sanitaire majeur, avec des risques multipliés par «n». Il y a des moments où il faut savoir arrêter.» Mais visiblement, ce moment n’est pas encore arrivé.