Ligue 1: Pour Christophe Galtier, Saint-Etienne «n’a pas su répondre à l’intensité» du PSG

FOOTBALL Le technicien stéphanois regrette la première période de ses hommes...

Propos recueillis par Romain Baheux

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Christophe Galtier lors du match entre Saint-Etienne et Valenciennes en septembre 2013.
Christophe Galtier lors du match entre Saint-Etienne et Valenciennes en septembre 2013. — BAZIZ CHIBANE/SIPA

Le statut n’était pas déplaisant mais très précaire. Invaincus face aux Parisiens en Ligue 1 depuis mai 2012, les Stéphanois n’ont pas pu faire grand-chose contre le PSG dimanche soir au Parc des Princes (2-0). En conférence de presse, leur entraîneur Christophe Galtier n’a pas manqué de souligner l’écart entre les deux formations, marquant lors de la première période.

Comment expliquer la défaite de votre équipe?

La première période a été très mauvaise de notre part. Je m’attendais à ce que Paris mette beaucoup d’intensité dans l’entame du match, c’est l’une de leur marque de fabrique. On n’a pas su répondre à l’intensité mise par les Parisiens. On a été très mauvais dans ce secteur-là, il y avait très peu de jeu vers l’avant et dans ces cas-là, vous favorisez le pressing de ce genre de joueurs de classe mondiale. En deuxième période, on a été beaucoup plus intéressants et on a eu certaines situations pour marquer. Mais là, à l’inverse de Paris, on a été malchanceux et maladroits.

Jusque-là, vous étiez la bête noire de ce PSG…

Ça doit un peu les agacer et ça doit peut-être nous faire croire que c’est plus facile qu’en réalité. C’est surtout que ce Paris-là est très difficile à contenir dans les vingt, vingt-cinq premières minutes d’un match. On sait maintenant qu’ils peuvent prendre des buts en seconde période contre un adversaire culotté mais le problème, c’est que l’on a coulé avant. On ne peut pas se satisfaire de cela.

Sur le premier but, vos joueurs ont réclamé, à tort, un hors-jeu parisien…

Je me suis aussi agacé parce que je voulais parler rapidement à monsieur Jaffredo. J’ai vu que l’un des Parisiens [Matuidi] était hors-jeu mais maintenant, on considère que le joueur remet en jeu l’adversaire quand il donne la balle en retrait, involontairement ou non [comme l’a fait le défenseur stéphanois Bayal Sall]. Ça a entraîné une incompréhension de mon côté mais aussi entre l’arbitre du centre et l’arbitre de touche. Ça change d’être mené rapidement face à Paris car il faut faire durer le match pour avoir une chance. Est-ce qu’ils auraient mis le deuxième sinon? Je ne sais pas.

Votre avant-centre Brandao a affirmé vouloir jouer la Coupe du monde avec l’équipe de France. Pensez-vous que ce soit possible?

C’est bien d’espérer. Brandao est un joueur particulier, c’est aussi un homme atypique. Maintenant, il y a quand même des joueurs d’un certain niveau en équipe de France qui donnent satisfaction au sélectionneur. Il a le droit d’y croire mais c’est une question qu’il faut poser au sélectionneur.