A Paris, Enzo Zidane fait profil bas

FOOTBALL Le fils de l’ex-meneur de jeu des Bleus affrontait le PSG avec les jeunes du Real Madrid mardi…

Romain Baheux

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Enzo Zidane lors du match entre le PSG et le Real Madrid le 11 mars 2014.
Enzo Zidane lors du match entre le PSG et le Real Madrid le 11 mars 2014. — FRANCK FIFE/AFP

De son père, Enzo Zidane a au moins appris à trier les sollicitations. Mardi, après le quart de finale de Youth League -la C1 des jeunes- entre le PSG et le Real Madrid, le fils de l’ancien meneur de jeu des Bleus a évité les dizaines de journalistes présents à Charléty pour le voir jouer. Convoqué pour la première fois à des tests avec la sélection française des moins de dix-neuf ans il y a une semaine, le jeune homme a conscience du poids de sa filiation et des fantasmes suscités par ses capacités footballistiques. «Il faut le laisser évoluer et ne pas dresser des comparaisons hâtives, estime l’entraîneur des jeunes parisiens, Laurent Bonadei. Il va faire son chemin, c’est un joueur qui a un potentiel technique intéressant. Il faut éviter de lui mettre trop de pression. Il est dans un bon club, laissons-le avancer tranquillement.»

Sous les yeux de son père

Depuis son banc, l’entraîneur parisien a pourtant vu des similitudes dans l’allure balle au pied des deux hommes. «Ce qui est bien, c’est que l’on est sûr que c’est son fils. On le reconnaît, ça rappelle des bons souvenirs.» Sur le terrain, le meneur de jeu madrilène n’a pas impressionné mais a tenté de peser sur la rencontre, remportée par les Espagnols (0-1). On a ainsi vu quelques déviations, des accélérations dans la défense parisienne et un toucher de balle assez élégant avant son remplacement à l’heure de jeu, sous les applaudissements du public et les yeux de son père.

«Je l’ai sorti pour raisons tactiques après l’expulsion de l’un de nos joueurs, explique son entraîneur, Luis Miguel Ramis. Il continue de progresser et il est aussi important que les autres joueurs de l’équipe.» Mais forcément plus observé. A ce niveau-là, difficile de déterminer si Enzo Zidane, qui évolue sous le nom de jeune fille de sa mère, Fernandez, aura le dixième de la carrière de Zinédine. Seule chose de sûre, son avenir s’écrira dans l’encombrante ombre du paternel.