Toulouse/Serge Aurier: «J’avance et je fais avancer l’équipe»

FOOTBALL Le jeune international ivoirien a largement contribué au succès du TFC, samedi contre Reims. Cette saison, Aurier plane à haute altitude…

Nicolas Stival

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Le Toulousain Serge Aurier exulte après la victoire du TFC sur Reims en L1 (3-2), le 8 mars 2014 au Stadium de Toulouse.
Le Toulousain Serge Aurier exulte après la victoire du TFC sur Reims en L1 (3-2), le 8 mars 2014 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP

Une tête rageuse afin de réduire le score, puis un centre sur Eden Ben Basat pour égaliser. Si Toulouse a battu Reims (3-2) samedi grâce à un ultime coup de génie de Wissam Ben Yedder, il le doit aussi beaucoup à Serge Aurier. Le «piston» droit de 21 ans s’affirme comme le meilleur Violet cette saison, au sein de l’atypique 3-5-2 concocté par Alain Casanova. Une aubaine également pour la Côte d’Ivoire, avec laquelle il disputera la Coupe du monde au Brésil.

Selon Alain Casanova, on n’a pas vu le vrai Aurier en première mi-temps contre Reims. Avez-vous parlé avec votre entraîneur à la pause?

Oui. On ne s’est pas engueulé, mais on s’est dit les choses. Je reviens de sélection (un match amical en Belgique, mercredi) et je n’étais pas à mon meilleur niveau. J’en avais parlé au coach avant le match. Tout ce que j’ai fait, c’est vraiment au mental car physiquement, j’étais un peu KO.

Faites-vous attention à vos statistiques: quatre buts, six passes décisives cette saison en L1?

Franchement non. Si c’était juste un truc personnel et que l’équipe se retrouvait dans le rouge, ça ne m’intéresserait pas. Là, j’avance et je fais avancer l’équipe. C’est le plus important pour moi.

Comment vivez-vous cette médiatisation de plus en plus importante?

Je prends tout ça à la rigolade. Quand je vois des supporters qui me demandent sur Twitter de venir dans leur club, ça me fait rire. J’ai déjà été confronté à cette situation à Lens, l’année où l’on descend en L2 (en 2011). J’avais eu beaucoup de propositions. Mais je suis un mec tranquille. J’ai un très bon entourage.

Et votre avenir, l’abordez-vous de la même manière?

Oui. La saison est longue, on n’est pas à l’abri d’une blessure. Je prends les choses comme elles viennent. Pour l’instant, on ne parle pas de départ mais de gagner des places avec le TFC. On n’est pas si loin du cinquième ou du sixième rang. On ne va pas se cacher. Nous allons faire dix derniers matchs de guerriers.

D’ordinaire prudent, Casanova a affirmé samedi que la cinquième place était proche…

Dans les médias, nous sommes plutôt mis à l’écart. J’ai aussi remarqué que quand on nous met trop en lumière, nous commençons à sombrer. Il faut nous laisser travailler tranquillement, nous ferons les comptes à la fin. Le groupe a envie de faire quelque chose, les joueurs ont un but précis. C’est ce qui manquait à ce club.

Personnellement, que vous manque-t-il pour vous affirmer encore davantage?

Le calme. Sur le terrain, je me disperse un peu trop. J’essaie de me canaliser, mais ce n’est pas facile. On est une équipe assez tranquille mais parfois, certaines décisions arbitrales en notre défaveur me font péter les plombs. Cependant, j’ai beaucoup progressé. Il y a des anciens dans l’équipe qui me font comprendre que si je veux aller plus haut, me calmer fait partie de mon apprentissage.