Ligue 1: Hubert Fournier évoque la «faillite collective» de Reims à Toulouse

FOOTBALL L’équipe surprise de la saison a vécu un scénario aussi cruel qu’incroyable samedi à Toulouse. L’entraîneur rémois cherche à comprendre…

Nicolas Stival

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L'entraîneur de Reims Hubert Fournier en février 2013.
L'entraîneur de Reims Hubert Fournier en février 2013. — POL EMILE/SIPA

Mener deux buts à zéro à l’entrée du dernier quart d’heure, se retrouver alors virtuellement cinquième de Ligue 1, puis s’incliner 3-2 et rester septième… C’est l’«exploit» réussi par le Stade de Reims, samedi à Toulouse. Avant la pause, Prince Oniangué, seul devant le gardien du TFC Zacharie Boucher, a eu le ballon du 0-3 au bout du pied. «Si je la mets, je peux tuer le match», lâche le milieu champenois. Son entraîneur Hubert Fournier, désabusé, n’en est même pas certain.

Quel est votre sentiment après cette rencontre?

Avoir une occasion de gagner et faire une deuxième mi-temps pareille, cela reste un gros gâchis que l’on va traîner jusqu’à la fin de saison, même si l’on va se relever.

Il était parfois question d’Europe pour Reims avant ce match…

Pour aller titiller les places européennes, il faut montrer plus de solidité et plus de caractère. Je n’arrive pas à m’expliquer le changement de visage de l’équipe. Nous avons été conquérants en première mi-temps. Et en seconde période, il y a eu beaucoup de suffisance et d’insuffisances.

Si Oniangué avait inscrit le troisième but, vous auriez été à l’abri d’un retour toulousain…

C’est forcément un tournant important, mais on n’est pas obligés de mener 3-0 à la pause pour prétendre gagner un match. 2-0 à l’extérieur, c’est déjà extra. Dès qu’on a encaissé le premier but, on a senti que nous étions plus près de perdre que de gagner ou même de faire un nul. C’est une faillite collective. Il nous reste dix matchs devant nous. Même si on ne peut jamais rattraper les points perdus, c’est à nous de rectifier le tir.

A 0-2, est-ce que vos joueurs ont basculé, même involontairement, vers le match contre Marseille, vendredi?

Nous étions plus près de basculer sur les douches que sur le terrain. Mais si c’est le cas, cela doit nous servir de leçon pour la suite.