FC Nantes: Abdoulaye Touré veut «redevenir un footballeur normal»

INTERVIEW Pour la première fois, Abdoulaye Touré, le jeune milieu de terrain du FCN, au centre de l'affaire des trois points de la rencontre Nantes-Bastia, s'exprime...

David Phelippeau

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L'affaire Abdoulaye Touré (en photo) a coûté les trois points au FCN pour le moment
L'affaire Abdoulaye Touré (en photo) a coûté les trois points au FCN pour le moment — F. Elsner / 20minutes

Bien malgré lui, de manière régulière, il fait la une des journaux locaux dans l’affaire Touré. Abdoulaye Touré (20 ans depuis lundi), formé au FCN et enfant de Malakoff (quartier de Nantes), est au coeur de l’affaire éponyme. Le 10 août dernier, lors de Nantes-Bastia (2-0), il entre en jeu. Quelques jours après le succès des Canaris, les Corses déposent une réclamation au motif que Touré était suspendu pour la rencontre. Le FCN a récemment perdu les trois points mais a décidé de saisir le tribunal admninistratif.

Très discret depuis cet été, le milieu de terrain a accepté notre sollicitation en début de semaine non sans avoir précisé qu’il ne voulait pas s’épancher sur l’affaire… Pendant un petit quart d’heure et en présence de l’attachée de presse du club, Abdoulaye Touré, très timide, s’est confié avec des mots pesés et comptés mais sans éluder aucune de nos questions.

Vous devez avoir hâte que cette affaire se termine…

C’est clair car quand on parle de moi, on m’associe directement à l’affaire des trois points. J’aimerais qu’on parle du terrain plutôt que de ce qu’il s’est passé l’été dernier. Quand je suis dans la rue et qu’on me demande qui je suis, je suis obligé de parler de l’affaire pour qu’on comprenne qui je suis. J’aimerais vraiment que les gens oublient ça et passent à autre chose vis-à-vis de moi. Je veux redevenir un footballeur normal.

Avez-vous peur d’être associé à cette affaire longtemps?

On saura ça dans le futur. Les gens têtus vont garder ça en tête, les plus intelligents savent que je suis un footballeur et rien d’autre.

Vous avez été aidé par beaucoup de gens et notamment un préparateur mental (Christophe Coursimault)…

Oui, il m’a aidé en me disant que je ne devais pas baisser la tête. Il m’a rassuré aussi en me disant que cette histoire ne serait pas un frein à ma carrière. Le vrai plus ça a été aussi d’être soutenu par le président Kita qui m’a dit que je n’avais pas à m’en faire et que je n’avais rien à voir avec ça. Mes frères et sœurs m’ont soutenu et m’ont dit de ne rien lâcher. Je n’oublie pas les coachs et mes partenaires.

Vous n’avez jamais eu envie de tout arrêter?

Personnellement, j’ai fait beaucoup de sacrifices pour en arriver là donc ce n’est pas cette affaire qui va m’arrêter.

Cette histoire m’a forgé un peu plus un mental…

Et votre but reste le même?

Signer professionnel est mon objectif premier. Il est dans ma tête depuis un certain temps. J’ai intégré le groupe pro plusieurs fois depuis cet été… Je ne crois pas que cette affaire aura une influence négative sur mon avenir, la preuve le coach (Michel Der Zakarian) m’a pris sur le banc plusieurs fois depuis que l’affaire a éclaté.