Quenelle à l’Asvel: «La Licra n’a pas l’intention de poursuivre tous les cons qui s’amusent à ce petit jeu», selon son président

BASKET Le président de la Licra et avocat de l’Asvel réagit à la nouvelle «quenelle» de Georgi Joseph…

Stephane Marteau

— 

Alain Jakubowicz, président de la Licra, le 24 mars 2013 à Paris
Alain Jakubowicz, président de la Licra, le 24 mars 2013 à Paris — Pierre Verdy AFP

C’est une affaire qui n’en finit pas de ternir l’image de l’Asvel, dont les résultats sur le plan sportif ne sont déjà guère reluisants (10e de Pro A). Un mois et demi après avoir effectué une «quenelle» lors du match contre le Paris-Levallois, Georgi Joseph a récidivé, samedi, à Orléans (68-69).

Pour célébrer le panier de la victoire qu’il a inscrit au buzzer face à son ancien club, l’intérieur villeurbannais n’a rien trouvé de mieux que de reproduire ce geste controversé popularisé par Dieudonné. Face à cette nouvelle provocation, le club de Gilles Moretton a indiqué lundi dans un communiqué avoir «infligé une nouvelle sanction disciplinaire» à son joueur. A croire que la première n’a pas été suffisamment dissuasive.

«Au pire, c’est une saloperie idéologique, au mieux c’est une imbécillité»

Alerté par 20 Minutes, le président de la Licra, Alain Jakubowicz, qui est également avocat de l’Asvel, a indiqué «ne pas faire une fixette sur le sujet.» «La Licra n’a aucunement l’intention de poursuivre tous les cons qui s’amusent à ce petit jeu. En revanche, il est évident qu’on poursuit celles (les quenelles) qui sont faites à Auschwitz ou celle de Soral au mémorial de la Shoah à Berlin», nous a-t-il confié, ajoutant qu’il «ne compte pas mélanger (ses) fonctions de président de la Licra et d’avocat de l’Asvel.»

Georgi Joseph, lui, n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Mais à la lecture de ses tweets, il semblerait que son geste puisse être interprété comme un bras d’honneur adressé à son ancien club. «Si c’est le cas, il pouvait l’exprimer d’une autre façon que cette façon-là qui est aujourd’hui extrêmement connotée et dont on sait que l’interprétation peut aller au-delà du simple geste d’insoumission et de provocation, souligne Alain Jakubowicz. Au pire, c’est une saloperie idéologique, mais je ne peux absolument pas l’en accuser parce que je n’en sais rien. Au mieux c’est une imbécillité.»