Sotchi 2014: Nelson Monfort: «J’essaye d’être un passeur d’émotions»

MEDIAS Le commentateur de France Télévisions vit toujours les JO d’hiver avec passion. Quitte à alimenter quelques zappings télé…

Romain Scotto

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 	Le commentateur de France Télévisions Nelson Monfort, lors des Jeux olympiques de Sotchi, le 7 février 2014
Le commentateur de France Télévisions Nelson Monfort, lors des Jeux olympiques de Sotchi, le 7 février 2014 — R.S./20Minutes

Tous les quatre ans, ses commentaires sur le patinage artistique ou les épreuves de vitesse méritent le détour. Le journaliste de France Télés nous a d’ailleurs beaucoup inspiré pour composer le Bingo JO d’hiver de 20minutes. Il en commente certaines répliques cultes, avec un certain amusement.

«Ce diaaaaaaable de Bjoerndalen». «Ah, ça, ça me fait rire. J’aime bien donner un peu de vie, de couleur au reportage. Je pense profondément que c’est ce que les gens attendent. En général j’y mets un peu plus de couleur. Les Jeux, c’est l’occasion de s’emballer un peu plus que d’habitude.»

«Vous n’êtes peut-être pas spécialiste de…» «Les gens qui suivent les Jeux ne sont pas tous des techniciens, loin s’en faut. Le patinage de vitesse et le short track se prêtent à cela. Ces sports, que le grand public ne connaît pas bien, ont déjà donné lieu à des surprises, à des événements qui ont été un feuilleton pour les téléspectateurs pendant quinze jours. C’était pendant la nuit à Vancouver mais on rediffusait la journée parce que les gens adoraient ça. Là, je pense qu’on va faire beaucoup de patinage de vitesse. Un, parce que les gens découvrent ces sports. Deux, parce qu’il y a des personnalités qui s’y prêtent. Quand les Français gagnent des médailles, ça aide. Même si je pense que le short-track peut se suivre comme une sorte de roller ball sur glace. C’est là où le commentateur peut, je l’espère, avoir son influence. Si les gens se disent qu’ils nous écoutent parce qu’ils passent aussi un bon moment, cela me fait très plaisir. Les gens ne sont pas des spécialistes et des techniciens.»

«Le Tsar est sur la glace». «Il s’agit de Plushenko, je suppose. J’essaye de faire attention aux clichés et aux tics de langage. Quant à Philippe (Candeloro), je ne le bride pas du tout et c’est très bien comme ça.»

«Il y aura des jours meilleurs Brian, n’en doutez pas». «Effectivement, c’est une phrase qui me ressemble. En une phrase, j’essaye d’être un passeur d’émotions. J’aime bien cette phrase. J’essaye de me réjouir avec les vainqueurs et de me consoler avec les vaincus. J’y mets de l’empathie. Voilà. En tout cas c’est extrêmement sincère. Les sportifs le savent bien et me le rendent bien.»

«On embrasse très fort Marion Rolland qui doit nous regarder». «Oui, en général, on dit toujours un petit mot pour les absents.»

«Les conditions étaient les mêmes pour tout le monde». «Ah ah ah, celle là, on l’entend tout le temps. On dit que les conditions ont désavantagé les Français. Ah bon? Et les autres? Ah ah ah.»

«Mais lâââââche ta balle». «Ça c’est plutôt du tennis, non? Ah, du biathlon, oui, bien sûr.»