Sotchi 2014: Marie Dorin: «J'aurais pu être bergère si je n'avais pas été biathlète»

BIATHLON La Française se prête au jeu de l'interview-vérité...

Romain Scotto

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La biathlète Marie Dorin, lors d'un entraînement aux JO de Sotchi, le 5 février 2014
La biathlète Marie Dorin, lors d'un entraînement aux JO de Sotchi, le 5 février 2014 — KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP

Engagée en sprint dimanche, la Française répond à l'interview «spéciale JO» de 20 Minutes. Pour en savoir un peu plus sur cette athlète déjà médaillée il y a quatre ans aux Jeux de Vancouver...

Votre premier souvenir olympique? Je n’ai jamais suivi le biathlon avant d’en faire. Ma maman regardait beaucoup le patinage artistique. Du coup, mon premier souvenir, c’est de la danse sur glace, avec Marina Anissinat et Gwendal Peizerat. Je l’ai vue avec mes sœurs et mes parents. Après, j’ai toujours aimé les Jeux petite. Ce n’était pas un rêve d’y participer, juste un joli truc à regarder à la télé.

Si vous êtes championne olympique? On se l’est tous imaginé. On rêve d’accéder à ce titre-là. On s’y prépare, comme à l’échec. Il n’y a qu’une place. Ce serait l’accomplissement d'années d’entraînement, le Graal. Mais si je suis championne olympique je n’ai pas prévu de folie particulière. Je n’attends pas d’être championne olympique pour faire les choses. Sinon, je pense que je ne les ferais pas souvent.

Si vous n’aviez pas fait de biathlon? J'aurais pu être bergère. Je n’envisageais pas du tout de faire du ski au début. J’étais perdue dans les montagnes. Voilà. J’aime la nature et les animaux. La petite fille que j’étais voulais être bergère, mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. J’ai grandi.

Votre surnom? Il est ridicule. Les filles de l’équipe m’appellent «Riri», parce que «Marie», «Riri». Rien à voir avec les trois petits cochons.

Votre rituel d'avant course? Petite, j’avais beaucoup de manies. Maintenant, moins. Je prépare tout la veille. Les fringues, les chaussettes, la boisson. Comme ça, je reste au lit jusqu’au dernier moment. 3h avant le départ. Le petit dej, 1h30 avant. Je ne mange pas beaucoup avant les compétition. Des aliments en poudre.

Votre hantise? Souvent, je rêve que je pars sans mes skis ou en pyjama. Sinon, tomber et casser ma carabine. Ça m’est déjà arrivé en plus. Ou craquer complètement à un tir debout, faire cinq fautes. Je l’ai vécu à Vancouver, sur le relais. J’ai perdu mes moyens, c’était la cata. En plus je suis émotive.