Martin Fourcade, le 5 février 2014 à Sotchi.
Martin Fourcade, le 5 février 2014 à Sotchi. — K. KUDRYAVTSEV/AFP

Sport

Sotchi 2014: «Battre le nombre de médailles jamais obtenues sur des JO»

JEUX OLYMPIQUES -Les objectifs ont été (un peu) revus à la baisse...

De l'un de nos envoyés spéciaux à Sotchi,

C’était jour d’ouverture officielle et de dégustation de champagne vendredi matin au club France de Sotchi. Comprendre que tous les grands responsables du sport d’hiver français ont fait le déplacement dans la traine de Valérie Fourneyron, passée en coup de vent dire bonjour avant de se rendre à une réunion entre ministres des sports surplace. L’occasion de leur demander, entre autres,  de nous livrer leurs pronostics de médailles sur ces JO. Quinze, comme claironné depuis plusieurs mois ? Un peu plus ? A priori ce sera un peu moins…

Denis Messiglia (président du CNOSF)

«On a prudemment avancé l’objectif de battre le record de médailles jamais obtenues sur des JO. C’était onze à Vancouver, je parle à l’imparfait parce que je pense qu’on va le battre. Bon, on avait dit quinze, mais c’était un moment où on avait une équipe de France au complet, ce sera peut-être un peu moins.  Chaque JO a son lot de surprises, bonnes ou mauvaises, on verra. Ce que j’aimerais surtout, c’est d’obtenir un peu plus que deux médailles d’or, comme au Canada (Jason Lamy-Chappuis en combiné nordique et Vincent Jay en biathlon, ndlr). Ecouter la Marseillaise, c’est pas mal quand même.»

Michel Vion (président de la Fédération française de ski)

«Objectif, c’est un mot bien français ça. Mon objectif à moi, c’est de faire le maximum partout où l’on est engagés. On a des chances partout, faisons ce que l’on a à faire et puis on fera les comptes à la fin. On a dit quinze médailles, on peut dire 23 ou 28, ce n’est pas le propos. En ski alpin, on sort d’un zéro alpin à Vancouver. A priori, le groupe est assez étoffé pour dépasser ça, on a Alexis Pinturaut, un leader affirmé, mais dés qu’on repense à ça inévitablement on commence à se raidir. Quelque soit le potentiel, on est à l’abri de rien.»

Fabien Saguez (Directeur technique national de l’équipe de France)

«Depuis qu’on est arrivés, l’esprit général est bon parmi nos athlètes. Je les sens sereins. J’ai connu des campagnes ou ils étaient plus tendus, plus, nerveux. Pour autant, ça ne garantit rien mais l’envie de bien faire est là. La dynamique du premier jour est très importante. C’est mieux si une médaille tombe en biathlon samedi avec Martin Fourcade ou un autre, par exemple. Il y a des leaders dans cette équipe, mais tout ne doit pas reposer sur eux. On ne veut pas faire dix médailles sur trois athlètes avec Fourcade, Pinturault ou Lamy-Chappuis. On a un groupe complet qui doit nous amener à un nombre de médailles plus important qu’à Vancouver.»