Sotchi 2014: Les meilleurs moments du sport français aux Jeux d’hiver

VIDEORAMA Parce qu’il y aura forcément des médailles d’or et des larmes à Sotchi…

Romain Scotto

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Le champion français de combiné nordique, Jason Lamy-Chappuis, lors de sa victoire aux Jeux olympiques de Vancouver, le 14 février 2010
Le champion français de combiné nordique, Jason Lamy-Chappuis, lors de sa victoire aux Jeux olympiques de Vancouver, le 14 février 2010 — Tim Clayton/Sipa

La dernière ligne droite de Jason Lamy-Chappuis, la descente de Dénériaz, la combi fluo de Grospiron, le finish de Vincent Defrasne, la renaissance de Carole Montillet. Tous les quatre ans, la France prend plaisir à s’égosiller devant les exploits de ses skieurs, biathlètes et parfois même, patineurs. Pour se mettre en condition avant Sotchi, où l’équipe de France vise une dizaine de médailles, voici un vidéorama des derniers titres ramenés par les Bleus aux Jeux d’hiver. Attention, chauvinisme assumé.

1992, Albertville. Grospiron bondit sur l’or

S’il avait été noté sur l’esthétique de sa combi, Edgar Grospiron n’aurait sûrement jamais été sacré champion olympique. Heureusement pour lui, le boss des bosses maîtrise parfaitement sa godille pour ramasser son titre olympique. Vingt-deux ans plus tard, il peut se vanter d’avoir donné son nom à une piste noire à La Clusaz. Le terrible «Mur Edgar».

1998, Nagano. Crétier sort de nulle part

Quitte à ne gagner qu’une seule course, autant choisir la plus belle. Jean-Luc Crétier n’avait aucun palmarès avant de s’élancer du haut du mont Karamatsu en ce vendredi 13. Un jour maudit pour Hermann Maier, victime de la chute du siècle quelques minutes après le passage du Français, champion olympique surprise avec un casque arc-en-ciel du plus bel effet.

 

2002, Salt Lake City. Anissinat – Peizerat au sommet

Bien avant le DJ Bakermat, le couple français a la savante idée de remixer le discours de Martin Luther King dans leur programme «Liberta». Séduits, les juges les placent au sommet de la hiérarchie. Une reconnaissance à vie que Guendal Peizerat a parfaitement exploitée dans Koh Lanta et Ice Show, dernièrement sur M6.

2002, Salt Lake City. La fusée Montillet

Sa position de l’œuf pourrait faire office de publicité pour la marque Matines. Un modèle du genre qui permet à Carole Montillet de dévaler la piste telle une fusée jusqu’à l’or olympique. Le tout dans une superbe combi rouge viande que Lady Gaga pourrait très bien lui voler.

 

2002, Salt Lake City, le Graal de Vidal

Il n’y a pas si longtemps, les Français prenaient donc le tarif de groupe pour monter sur les podiums des Jeux. Avec leur doublé, Jean-Pierre Vidal et «Bastoune» Amiez ont fait verser une petite larme au ski français ce jour-là. Avec un certain Christophe Josse aux commentaires, s’il vous plaît.

 

2002, Salt Lake City. Le sacre d’Isabelle Blanc

On attendait Karine Ruby, sacrée quatre ans plus tôt à Nagano. Mais c’est une autre Française qui empoche le titre du géant parallèle. Isabelle Blanc rapporte l’or à l’Alpe d’Huez dont elle est l’une des meilleures VRP: «Vous avez été super, j’ai ressenti toute votre énergie. On l’a fait, on l’a, elle est à nous. Et pour quatre ans!»

2006, Turin. Dénériaz en kamikaze

Celle-là, personne ne l’attendait. Antoine Dénériaz ou «Tonio de Morillon» dans la bouche de Jean-René Godart, écrase pourtant la descente de ces Jeux. Un an après sa blessure au genou, à Chamonix, le skieur succède à Oreiller, Vuarnet, Killy et Crétier, les Français champions olympiques de descente. Mais eux n’avaient pas osé étrenner un petit bouc sur la plus haute marche du podium.

 

2006, Turin. Le finish météore de Defrasne

A 200m de la ligne d’arrivée, le Français est battu. A terre après un virage mal négocié, coincé dans les pattes du grand Ole Einar Bjoerndalen. Au prix d’une dernière ligne droite invraisemblable, le biathlète enterre pourtant son rival norvégien. Un final qui déclenche l’hystérie du commentateur André Garcia: «Oh qu’il est beau le biathlon français!»

 

2010, Vancouver. L’envol de Jason Lamy-Chappuis

Jusqu’à cet instant magique, le combiné nordique était en France une discipline aussi obscure que le boson de Higgs. Et puis la franchouillardise des JO aidant, tout un pays s’est mis à pousser derrière cet athlète dans l’un des finish les plus enivrants du sport français. Ce jour-là, même Madame Michu est tombée sous le charme d’un athlète exemplaire, propulsé quatre ans plus tard porte-drapeau de la délégation bleue.

2010, Vancouver. Le sacre surprise de Vincent Jay

C’est l’une des règles non écrites du biathlon français. Aux Jeux, les leaders sont toujours suppléés par les seconds couteaux pour rafler l’or. Respectant parfaitement la jurisprudence Defrasne, Vincent Jay passe entre les flocons et le vent pour claquer un dix sur dix inespéré. La médaille la plus improbable du sport nordique français.