Sotchi 2014: Les premiers athlètes français bluffés par les installations

JEUX OLYMPIQUES Les Français arrivent au compte-goutte dans la ville des JO d’hiver et les stations environnantes…

Romain Scotto

— 

Les anneaux olympiques dans la ville d'Adler, près de Sotchi, le 1er février 2014
Les anneaux olympiques dans la ville d'Adler, près de Sotchi, le 1er février 2014 — Anton Unitsyn/DDP IMAGES/SIPA

En attendant de sortir doudounes et bonnets, c’est avec leurs lunettes et leur crème solaire que les premiers athlètes français ont débarqué à Sotchi. Après les patineurs de vitesse et les spécialistes du ski de bosses, ce sont les biathlètes et les skieurs alpins qui ont atterri au bord de la Mer Noire, lundi. A quatre jours de la cérémonie d’ouverture, les trois villages olympiques d’Imeretinskaïa, Derevnia et Sloboda commencent donc à se remplir.

«Ma première impression est extraordinaire, glisse le patineur Florent Amodio, bluffé par la chambre dans laquelle il a emménagé avec Morgan Ciprès, dimanche soir. Ce sont des appartements très classe. C’est de très bonne facture. On est logés comme des rois. Je me disais que je pourrais très bien acheter un appartement ici pour les vacances.»

«Des portiques de sécurité partout»

Dans cette «bulle très luxueuse», le patineur français ne retrouve pas le cachet de Vancouver. Ici, tout est plus «démesuré», «impressionnant», «très sécurisé» glissent les athlètes concernés. «Quand on arrive, on voit les grillages partout. Il y a beaucoup de gardes, mais très accueillants, enchaîne Amodio. Ils ont l’air d’être très bien briefés, il y a des portiques de sécurité partout.»

Passée l’heure de l’installation et des «selfies» devant les anneaux olympiques, les athlètes s’entraîneront pendant quelques jours sur les différents sites. Pour le patineur Alexis Contin, la première séance a tourné court. Souffrant d’hyperthyroïdie, il a dû stopper son effort après trois tours de piste. Quant aux biathlètes arrivés lundi soir, ils goûteront à la neige locale dès mardi.

«Les infrastructures sont impressionnantes»

«A mon avis, c’est l’un des plus beaux sites olympiques de l’histoire, assure Marie Dorin. Ils ont fait les choses en grand.» Installé à quelques kilomètres de là, au village «Montagne» le spécialiste des bosses Guilbaut Colas est lui aussi conquis par son nouveau chez lui. «Ils sont encore en train de peaufiner, remettre des lumières et des meubles dans certaines chambres, mais c’est vraiment très beau. Les infrastructures sont impressionnantes. Sur la piste de bosses, il y a un canon à neige tous les trente mètres. On sent qu’ils ont mis les moyens.» En l’occurrence, un joli chèque de 36 milliards d’euros.