Tournoi des VI Nations: Jules Plisson, l'ouvreur que les Bleus veulent protéger

RUGBY Le jeune joueur débutera contre l'Angleterre samedi...

Romain Baheux avec M.N.
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Le demi d'ouverture du XV de France Jules Plisson le 30 janvier 2014 à Marcoussis.
Le demi d'ouverture du XV de France Jules Plisson le 30 janvier 2014 à Marcoussis. — MARTIN BUREAU / AFP

Jusqu'au coup d'envoi du match face à l'Angleterre, Jules Plisson se fera discret. Pour préserver le jeune homme (22 ans) avant le fameux Crunch de samedi, Philippe Saint-André a décrété un embargo médiatique. Seul le service de presse de la Fédération française de rugby a pu approcher l’ouvreur, «très heureux et content de la confiance de l’encadrement». Communication toujours: le sélectionneur a profité d’une question sur la raison de la titularisation de Jules Plisson pour crier sa foi en son joueur. «Cela a été une évidence. Jules a fait tout le stage avec nous. On s’entraîne depuis dimanche avec la même configuration. C’est naturel qu’il commence.»

Thomas Domingo veut «le mettre dans un fauteuil»
Naturel mais rapide. Deuxième ouvreur derrière Rémi Talès, le joueur du Stade Français se retrouve bombardé titulaire après le forfait du Castrais et malgré le retour en sélection de François Trinh-Duc. Très agressifs, les Anglais ne devraient pas se priver pour aller titiller un joueur inexpérimenté titularisé à un poste-clé et pas réputé pour ses qualités de défenseur. «Forcément, il va falloir être vigilant. C’est par notre travail qu’il sera dans les meilleures conditions, annonce le pilier Thomas Domingo. A nous de rendre les meilleurs ballons pour le mettre dans un fauteuil.» «La défense n’est pas son point fort mais il a progressé, souligne son partenaire en club Alexandre Flanquart. Il sait ce qu’il fait, il sera au niveau.»
En plus d’éviter les mains ou semelles anglaises un peu baladeuses, Jules Plisson aura la tâche d’animer le jeu d’attaque des Bleus, pas des plus flamboyants en 2013. Chez les trois-quarts, on ne cache pas qu’on viendra filer un coup de main si le petit nouveau manque d’inspiration. «On ne va pas lui laisser prendre toutes les décisions seules, on a envie d’être à fond derrière lui et de le suppléer dès que possible, estime le trois-quarts centre Wesley Fofana. On a complètement confiance en lui et il ne doit pas hésiter à se lâcher.»
estime le trois-quarts centre Wesley Fofana.
En plus d’éviter les mains ou semelles anglaises un peu baladeuses, Jules Plisson aura la tâche d’animer le jeu d’attaque des Bleus, pas des plus flamboyants en 2013. Chez les trois-quarts, on ne cache pas qu’on viendra filer un coup de main si le petit nouveau manque d’inspiration. «On ne va pas lui laisser prendre toutes les décisions seules, on a envie d’être à fond derrière lui et de le suppléer dès que possible, estime le trois-quarts centre Wesley Fofana. On a complètement confiance en lui et il ne doit pas hésiter à se lâcher.»
Une place à prendre
Sa titularisation ne constitue peut-être pas juste un intérim. Titulaire lors des tests de novembre, Rémi Talès commence à s’installer à l’ouverture mais est loin d’être indéboulonnable. Plus de deux ans après son arrivée, Philippe Saint-André n’a pas encore défini son ouvreur de référence et Jules Plisson s'ajoute à la liste des candidats. «C’est potentiellement le leader à ce poste-là qui fait défaut depuis longtemps, souligne l’ex-talonneur des Bleus et entraîneur bordelais, Raphaël Ibanez. C’est une vraie chance pour un joueur qui semble avoir la tête sur les épaules et il va lui falloir beaucoup de sang-froid pour mener le jeu de l’équipe de France.» Jeudi, ses partenaires se relayaient pour expliquer que le jeune homme était plutôt zen. Les Anglais vont se charger de le vérifier.
Titulaire lors des tests de novembre, Rémi Talès commence à s’installer à l’ouverture mais est loin d’être indéboulonnable.
Sa titularisation ne constitue peut-être pas juste un intérim. Titulaire lors des tests de novembre, Rémi Talès commence à s’installer à l’ouverture mais est loin d’être indéboulonnable. Plus de deux ans après son arrivée, Philippe Saint-André n’a pas encore défini son ouvreur de référence et Jules Plisson s'ajoute à la liste des candidats. «C’est potentiellement le leader à ce poste-là qui fait défaut depuis longtemps, souligne l’ex-talonneur des Bleus et entraîneur bordelais, Raphaël Ibanez. C’est une vraie chance pour un joueur qui semble avoir la tête sur les épaules et il va lui falloir beaucoup de sang-froid pour mener le jeu de l’équipe de France.» Jeudi, ses partenaires se relayaient pour expliquer que le jeune homme était plutôt zen. Les Anglais vont se charger de le vérifier.