PSG: Gasquet, Sarkozy, Rohff... Bienvenue dans la tribune VIP du Parc des Princes

FOOTBALL A chaque match du PSG, les «people» se pressent en tribune…

Antoine Maes

— 

Nasser Al-Khelaïfi, le répsident du PSG, entouré par Anne Hidalgo, candidate (PS) à la mairie de Paris, et Nicolas Sarkozy, le 19 janvier 2014 au Parc des Princes.
Nasser Al-Khelaïfi, le répsident du PSG, entouré par Anne Hidalgo, candidate (PS) à la mairie de Paris, et Nicolas Sarkozy, le 19 janvier 2014 au Parc des Princes. — THOMAS SAMSON / AFP

Il n’y a pas ou peu d’autres endroits en France à concentrer autant de pouvoir, d’argent, et de célébrité. Peu aussi ou hommes politiques, capitaines d’industries, artistes et sportifs peuvent se côtoyer pendant que des photographes les mitraillent à la chaine. Ce n’est ni une quelconque loge franc-maçonne, ni le dîner le plus couru de la capitale. Non, cet endroit très select, c’est la tribune VIP du Parc des Princes les soirs de match, anciennement appelée «la corbeille».

Contre Nantes, Nicolas Sarkozy a pu saluer Richard Gasquet, le rappeur Rohff a croisé l’athlète Ladji Doucouré. Et Nathalie Kosciuzko-Morizet (UMP), un peu excentrée, a découvert que sa concurrente pour la mairie de Paris, Anne Hidalgo (PS), était assise à la droite de Nasser Al-Khelaïfi. Le tout dans une ambiance finalement assez décontractée, mais pas totalement débridée. «Quand il y a un but j’éclate de joie quand même, sourit le nageur Amaury Leveaux. Il y a aussi un dress-code, il ne faut pas arriver en jogging, mais c’est juste ça :  des chaussures de ville, un truc bien habillé.»

«C’est un endroit stratégique pour le club»

Invité par le Prince, le champion olympique sait qu’on ne rentre pas dans cette tribune sans quelques références :  «il faut être soit super connu, soit être un homme politique, soit avoir des médailles». Le saint des saints ? Le Carré, où n’accède que la crème de la crème, un endroit devenu très dur d’accès depuis l’ère qatarie du PSG. «Les gens ont bien compris qu'avoir une place, c’est déjà formidable, donc il y assez peu de réaction d’enfant gâté», raconte Alain Cayzac, l’ancien président du club, qui jouit à ce titre d’une place attitrée.

Selon lui, la sociologie et les coutumes du lieu ont assez peu évoluées, si ce n’est que le PSG est maintenant «au niveau des meilleurs clubs européens». Raison de plus pour soigner la répartition des invitations, comme on le ferait pour le plan de table d’un mariage. «C’est un endroit stratégique pour le club. On faisait attention à ne pas faire d’erreur protocolaire. Ce n’est pas très compliqué, mais il vaut mieux ne pas faire de faux-pas.»

Le Carré peut alors devenir un vrai salon, où l’on traite les affaires politiques ou industrielles. Mais en fait, non. «Quand vous avez des Sarkozy, des Valls ou des Delanoë, on parle foot, assure Alain Cayzac. Même s’ils n’ont pas l’interdiction de parler d’autre chose… C’est vrai que de mon temps, Michèle Alliot-Marie, ce n’était pas trop sa tasse de thé. Et Rachida Dati, elle lisait plutôt ses sms.» Mais à l’époque, c’était Amara Diané l’attaquant de pointe, et pas Zlatan Ibrahimovic.