Equipe de France: La nouvelle vie de Didier Dinart chez les Experts

FOOTBALL L’ancien défenseur des Bleus est désormais entraîneur en chef de la défense…

Romain Scotto

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L'entraîneur de la défense de l'équipe de France de hand, Didier Dinart (au centre) lors d'un match contre le Qatar le 4 janvier 2014 à Paris
L'entraîneur de la défense de l'équipe de France de hand, Didier Dinart (au centre) lors d'un match contre le Qatar le 4 janvier 2014 à Paris — HENRI COLLOT/SIPA

Qu’il soit sur le terrain ou sur le banc, Didier Dinart n’a pas vraiment changé de rôle en l’équipe de France. Ses coéquipiers d’hier, subordonnés aujourd’hui, sont toujours là pour écouter ses conseils en défense, qu’il s’agisse de marquage ou de replacement. Propulsé entraîneur spécifique après sa retraite sportive, le joueur le plus capé de l’histoire des Bleus (379 matchs) ressert désormais les boulons à distance, avec autant d’implication que lors des campagnes précédentes.

«Maintenant j’ai des yeux dans le dos. J’ai un regard direct sur la défense, ce qui me permet de corriger immédiatement les erreurs. Je suis plus précis», observe l’adjoint d’Onesta. Pour les joueurs présents à l’Euro, le changement est assez net. «Le truc, c’est qu’en tant que joueur, il ne pouvait pas s’occuper de tout. Là, il est encore plus tatillon», observe Samuel Honrubia. Avec lui, c’est précis, c’est net. Chacun sait ce qu’il a à faire», poursuit l’ailier des Bleus, qui parle déjà d’une «patte» Didier Dinart.

Un oeil sur les jeunes

Maîtrisant à la perfection un système défensif appris à Ciudad Real, le Guadeloupéen n’hésite pas à hausser le ton quand les joueurs l’y obligent. «Je crois qu’il faut gueuler. Mais gueuler à bon escient. Je le fais surtout par rapport au placement. Notre système doit être précis. C’est la précision qui fait la performance.» Toujours installé en Espagne, l’ancien pivot fait désormais part de son expérience à tous les échelons de DTN en dehors des périodes de rassemblement de l’équipe de France.

Son rôle d’éducateur se poursuit donc toute l’année dans les centres de formation, les pôles France où se réunissent les équipes nationales, cadettes et juniors. Le but :  «appliquer une ligne directrice pour qu’on ne se retrouve pas de génération en génération avec des gamins qui travaillent sur différents schémas. J’y prends du plaisir.» L’été prochain, il sera donc à l’Euro polonais avec les jeunes. A terme, l’objectif est d’intégrer à l’équipe de France A des joueurs parfaitement formés à un système qui a déjà fait ses preuves. «On ne doit pas récupérer des jeunes qui ont fait un cursus de six ans et leur demander quel est leur projet. Ces gamins ne seront pas parachutés n’importe où», confie l’armoire à glace des Experts. Une autre façon de faire partie des meubles.