Violence dans les stades: Manuel Valls appelle à la fermeté

FOOTBALL Manuel Valls et Valérie Fourneyron ont rencontré des acteurs du football professionnel pour discuter de mesures contre les violences dans les stades...

avec AFP

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Les supporters de Saint-Etienne lors des incidents de Nice, le 23 novembre 2013, à l'Allianz-Riviera.
Les supporters de Saint-Etienne lors des incidents de Nice, le 23 novembre 2013, à l'Allianz-Riviera. — VALERY HACHE / AFP

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a reçu, en présence de la ministre des Sports Valérie Fourneyron, des dirigeants et représentants du football professionnel, pour une réunion sur la sécurité dans les stades, d'où ont émergé un appel à la «fermeté» et des pistes de mesures fortes contre les violences.

Au sortir de cette réunion qui a duré envion une heure et demie, à laquelle il a pris part aux côtés de plusieurs présidents de clubs de Ligue 1, le président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez a dit que «le mot d'ordre commun, invoqué en premier lieu par Manuel Valls était la fermeté».

«Il n'est plus question de revoir des sièges arrachés, des bagarres entre supporteurs, c'est inaccepatble. Le ministre a été très clair là-dessus, la répression va être accentuée contre les fauteurs de troubles. Le ministre a dit qu'il réunirait bientôt les préfets pour faire passer ce mot d'ordre de fermeté», a-t-il ajouté.

Interdictions de stade, dissolutions de groupes de supporters...

Et de détailler quelques mesures fortes d'ores et déjà à l'étude :  «Ca implique une interdiction de stade, que ce soit judiciaire ou administrative, une dissolution de groupes de supporteurs qui prônent la violence, le racisme ou l'homophobie, et une très grande vigilance sur la question des déplacements de supporteurs».

Dans ce dernier cas, la possibilité d'une interdiction totale des déplacements de supporteurs a été évoquée comme piste de réflexion. «C'est dans son pouvoir, a reconnu M. Thiriez, mais pour l'instant il est sensible à l'argumentation selon laquelle il faut juger les choses au cas par cas. Et il y a des cas où l'interdiction se justifie.»

«Il ne s'agit pas à ce stade d'aboutir à une interdiction générale des déplacements, ça n'aurait pas de sens. Mais le ministre a été très clair, il y a des cas où l'interdiction des déplacements de supporteurs est la seule solution, et nous ne voulons pas courir de risque», a-t-il encore expliqué.

Privilégier la prévention

Egalement présent à cette réunion, Jean-Pierre Louvel, président de l'Union des clubs professionnels de football (UCPF), a évoqué «la répression administrative à travers un renforcement législatif pouvant aller à interdire à vie un certain nombre d'énergumènes dans les stades».

«Il s'agit aussi de pouvoir faire du préventif pour ne pas laisser certaines personnes rentrer dans les stades. Pour les récidivistes, nous avons aussi demandé la possibilité d'une interdiction à vie», a-t-il souligné.

La première partie de saison de Ligue 1 a été émaillée par quelques incidents dans les stades et à leurs abords. En premier lieu les violences survenues le 24 novembre dernier avant le match Nice-Saint-Etienne, qui avaient fait huit blessés parmi les stadiers et entraîné la dégradation de quelque 200 sièges dans le stade flambant neuf de l'Allianz Riviera de Nice.