Dakar 2014: Le road-trip à moto de trois supporters

Romain Baheux

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Les trois proches de Xavier de Soultrait, venus l'encourager sur le Dakar, le 8 janvier 2014 à Chilecito.
Les trois proches de Xavier de Soultrait, venus l'encourager sur le Dakar, le 8 janvier 2014 à Chilecito. — R.BAHEUX/20 MINUTES
De notre envoyé spécial à Salta (Argentine)
 
Il décrit les Andes, la fatigue de la course et l’étape du jour. Entouré de ses proches, le motard Xavier de Soultrait raconte son Dakar, mercredi soir au bivouac de Chilecito. Moins fatigués que lui, son père, l’un de ses amis et un proche du père, impliqué financièrement dans le projet du pilote, ont pourtant parcouru leur dose de kilomètres pour en arriver là et venir l’encourager pour sa première participation au rallye-raid. «Quand il m’a dit qu’il comptait s’aligner sur le Dakar, je m’étais dit que je me paierais le voyage s’il y parvenait, explique Cyril, le pote. Il a réussi et on s’est débrouillés pour venir.»
 
«C’est un peu notre Dakar à nous»
 
Avec 5.000 euros sur la table, les trois hommes se sont envolés pour le Chili, ont loué des motos à Santiago avant de prendre le rallye en cours de route en Argentine. En tout, ils vont engloutir plus de 4.000 kilomètres pour suivre le Dakar et essayer de voir Xavier de Soultrait sur quelques étapes. «On fait beaucoup moins de pistes et on se limite à 400-500 kilomètres par jour, on ne peut pas tenir la même cadence qu’eux, explique le paternel, Antoine. On est sans cesse confrontés à l’imprévu. La dernière fois, on s’est retrouvés par hasard à rouler avec Robby Gordon. Cette expérience, c’est un peu notre Dakar à nous.»
 
Des soutiens donc, mais plutôt discret. Pas question de venir tenir la main du motard chaque soir au bivouac. «On est aussi là pour visiter l’Amérique du Sud», explique Alain, l’ami du père. «On ne veut pas être trop envahissant, on le laisse faire sa course», glisse Antoine. Ils ont déjà leurs propres soucis à gérer pendant leur road-trip. En Argentine, l’une des motos s’est arrêtée, victime de la chaleur. «On s’est retrouvés à attendre qu’elle refroidisse en plein désert, poursuit le paternel. Il faut rester calme dans ces cas-là.» Au cas où, ils savent à qui demander conseil.