OM: José Anigo «a vécu un drame qui ne se cicatrisera jamais»

FOOTBALL Dans un entretien accordé à «L'Equipe», l'entraîneur marseillais est revenu sur l'assassinat de son fils...

F.L.

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José Anigo en compagnie de son président Vincent Labrune, à Naples, le 6 novembre.
José Anigo en compagnie de son président Vincent Labrune, à Naples, le 6 novembre. — Gabriel Bouys/AFP

Le 5 septembre 2013, José Anigo perdait son fils Adrien, abattu à Marseille au volant de sa voiture. Quatre mois après, l'entraîneur de l'OM s'est confié sur ce drame dans un long entretien accordé vendredi au quotidien L'Equipe. «C'est un drame qui ne se cicatrisera jamais. Son absence n'est pas descriptible. Dès que je sors de la Commanderie [le centre d'entraînement de l'OM], je suis en permanence avec ces pensées», a déclaré le coach marseillais qui a remplacé Elie Baup le 7 décembre dernier. Une mission qu'Anigo a accepté pour «renvoyer l'ascenseur» à son président Vincent Labrune.

José Anigo :  «Si j'avais dû garder ma réputation pourrie pour garder mon fils, le choix aurait été vite fait»

«Dans le deuil qui a frappé ma famille, le club en général et Vincent en particulier m'ont entouré. Je ne me voyais pas faire autre chose que renvoyer l'ascenseur. Je ne suis pas allé voir de psy, ni personne. Mon travail est une forme de thérapie. C'est peut-être une bonne manière de se soigner, même si je ne guérirai jamais», affirme un technicien, conscient du changement de son image à la suite de ce drame familial. «Si j'avais dû garder ma réputation pourrie pour garder mon fils, le choix aurait été vite fait. Les gens sont devenus plus agréables, plus à l'écoute. C'est dommage d'en arriver là car je n'ai pas fondamentalement changé», lâche l'entraîneur marseillais.