Algérie : Vahid Halilhodzic va t-il (encore) perdre son poste de sélectionneur avant le Mondial?

FOOTBALL Le sélectionneur des Fennecs, qui refuse de prolonger son contrat, pourrait être limogé avant la coupe du Monde...

Francois Launay

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Vahid Halilhodzic, le sélectionneur algérien, lors du match Burkina Faso -Algérie le 12 octobre 2013
Vahid Halilhodzic, le sélectionneur algérien, lors du match Burkina Faso -Algérie le 12 octobre 2013 — FAROUK BATICHE/AFP

L'histoire va t-elle se répéter pour Vahid Halilhodzic ? Quatre ans après avoir été limogé de son poste de sélectionneur de la Côte d'Ivoire, juste avant le Mondial sud-africain, l'entraîneur bosnien pourrait connaître le même sort avec la sélection algérienne. Malgré la qualification des Fennecs pour la quatrième coupe du Monde de leur histoire, l'ancien coach du Losc, de Rennes ou encore du PSG est aujourd'hui sur la sellette. 

Vahid ne veut pas prolonger son contrat

En cause, le refus du technicien de prolonger son contrat qui expire au 30 juin. Une attitude qui a le don d'agacer Mohammed Raouraoua, le président de la fédération algérienne. «Depuis la qualification, Vahid a multiplié les sorties médiatiques en disant qu'on ne lui imposait pas ses choix. Le président lui a répondu en disant que c'était lui le patron et que Vahid était son employé. Et puis, ils ne sont pas non plus d'accord sur les objectifs pour le Mondial. Quand Halhilhodzic se dit déjà heureux de participer à la coupe du Monde, Raouraoua parle d'atteindre le second tour», raconte Tarek Aït-Sellamet, journaliste sportif au quotidien algérien El Watan

Un départ peu probable avant le Mondial

Des désaccords qui pourraient conduire Halhilhodzic vers la sortie avant le Mondial. «C'est une possibilité. Mais, s'il y a un changement avant le Mondial, ça aura des conséquences sportives et économiques. Il faudrait débourser plusieurs milliers d'euros pour le licenciement et surtout, Vahid a le soutien des joueurs. S'il s'en va avant le Mondial, ça pourrait provoquer une cassure. Son départ semble compliqué car la Coupe du monde est toute proche», poursuit Aït-Sellamet.

Surtout que le Bosnien bénéficie du soutien de ses joueurs à l'image du défenseur Carl Medjani, qui vient d'être prêté à Valenciennes.«On est derrière lui. J'ai lu et entendu les rumeurs qui circulent mais je n'ai pas d'autre information là dessus. J'espère juste que le coach dirigera la sélection au Brésil. Ce n'est pas envisageable de le voir partir six mois avant le Mondial surtout après les épreuves qu'on a traversé ensemble» explique l'international algérien. 

Nourredine Kourichi, adjoint d'Halilhodzic  :  «Il y a eu un gros orage mais l'éclaircie arrive»

Contacté sur le sujet, le sélectionneur algérien, en déplacement à l'étranger, n'a pas souhaité nous répondre. Mais son adjoint Nourredine Kourichi nous a donné sa version des faits. «Il y a eu une petite guéguerre avec quelques mots déplacés mais les deux hommes se respectent. Le président veut garder Vahid et Vahid veut aller jusqu'au Mondial. La presse algérienne a beaucoup amplifié la situation. Il y a eu un gros orage mais maintenant l'éclaircie arrive», assure Kourichi. 

Reste que le divorce semble consommé. Si Halhilhodzic devrait garder son poste jusqu'au Mondial brésilien, la suite s'écrira probablement sans lui. «Il n'y aucune chance qu'il soit reconduit à son poste après la coupe du Monde. C'est une certitude», lâche Tarek Aït-Sellamet. Et ce quel que soit le parcours des Algériens au Brésil.