Coupe du monde 2022: Les travailleurs impayés risquent la famine

FOOTBALL 80 ouvriers du bâtiment de différentes nationalités sont concernés...

avec AFP

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Illustration du Qatar.
Illustration du Qatar. — Amos Chapple / Rex Features

Amnesty International a attiré l'attention sur le cas de dizaines de travailleurs migrants laissés sans salaire depuis près d'un an par leur employeur au Qatar et qui ont du mal à se nourrir. Dans un communiqué publié mercredi, l'organisation de défense des droits de l'Homme a appelé les autorités à intervenir pour résoudre ce cas, alors que le Qatar est déjà sous le feu des critiques pour les mauvaises conditions des travailleurs immigrés sur les chantiers du Mondial 2022.

Amnesty a appelé ces autorités à «trouver une solution à la situation critique des employés» de la compagnie Lee Trading and Contracting (LTC), plus de 80 ouvriers du bâtiment de différentes nationalités, en majorité des Népalais.

Des critiques exagérées pour le Qatar

A la mi-novembre, le secrétaire général d'Amnesty, Salil Shetty, avait déjà attiré, selon le communiqué, l'attention du ministère du Travail du Qatar sur le cas de ces ouvriers, après leur avoir rendu visite dans leur camp. «Cela fait maintenant plus d'un mois qu'on a rendu visite à ces hommes et constaté leur désespoir mais leur épreuve n'a pas pris fin», a déploré le responsable d'Amnesty dans le communiqué. Ces travailleurs n'ont pas d'argent pour se nourrir ni en envoyer chez eux.

Le Qatar, soumis à un feu de critiques sur les conditions de travail des immigrés, avait jugé le 21 novembre exagérées les évaluations faites à ce sujet par des syndicats interntionaux, des organisations de défense des droits de l'Homme et même des instances du football international.