Ligue 1/Lyon: Pour Rémy Vercoutre, l'OL n’a «pas de marge de manœuvre»

A Lyon, propos recueillis par Stéphane Marteau

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Rémy Vercoutre lors du match entre Lyon et Valenciennes le 23 novembre 2013.
Rémy Vercoutre lors du match entre Lyon et Valenciennes le 23 novembre 2013. — PHILIPPE MERLE / AFP

Longtemps cantonné à un rôle de doublure à l’OL, Rémy Vercoutre a vu sa première saison comme titulaire gâchée par une grave blessure au genou droit (rupture des ligaments croisés antérieurs), le 27 avril, à la veille d’un derby contre l’AS Saint-Etienne. Revenu à la compétition samedi face à Valenciennes (1-1), le gardien lyonnais s’est confié à 20 Minutes sur cette longue indisponibilité durant laquelle l’intérim a été assuré par Anthony Lopes. En revanche, il évoque les prochaines échéances de l’OL. A commencer par la réception du Betis Séville, ce jeudi, en Ligue Europa, avant le choc face au PSG dimanche.

Comment avez-vous vécu les moments qui ont précédé votre retour en L1?

Sans aucune appréhension. J’ai préparé mon match comme je les ai toujours préparés avec Joël (Bats).

Quel a été le moment le plus dur à vivre durant votre indisponibilité?

Le premier mois après l’opération parce que j’ai souffert physiquement.

Durant cette période, avez-vous pensé à l’après football?

Quand on a 33 ans et qu’on est dans sa dernière année de contrat, on se pose forcément la question. D’autant que je n’ai pas subi qu’une opération. J’en ai subi une deuxième parce que j’ai contracté un staphylocoque doré. Cela fait froid dans le dos. Médicalement, il a fallu qu’on me rassure énormément. Mais une fois que le traitement a été mis en place, on reprend le dessus et on retrouve l’envie de se battre pour se remettre sur pied puis pour redevenir un athlète de haut niveau. Je me suis aussi pas mal inspiré de ce qu’avait vécu Greg Coupet lorsqu’il s’était blessé (en août 2007). Il s’était fait très mal pour revenir sur le terrain à un âge plutôt avancé (34 ans).

Avez-vous douté de retrouver votre place de titulaire?

Tu peux prétendre à quelque chose à partir du moment où tu as retrouvé la totalité de tes moyens. C’est ce que je me suis attaché à faire. Après, les choix ne m’appartiennent plus. Dans le cas présent, c’est plutôt le destin qui a précipité mon retour. Mais c’est souvent le cas pour les gardiens.

Comment jugez-vous l’intérim d’Anthony Lopes?

Je ne le juge pas.

Votre retour intervient alors que l’OL joue son avenir en Ligue Europa et s’apprête à défier le PSG et l’OM. Face à ces adversaires, l’équipe ne devrait pas faire preuve de suffisance comme ce fut le cas samedi face à Valenciennes…

Oui, forcément, parce que nous n’avons pas de marge de manœuvre. Il faut qu’on soit tout le temps à fond pour réussir nos matchs. On a vu qu’en essayant de gérer et en étant moins spontané, ça pouvait ne pas nous réussir. Il faudra donc être pied au plancher jusqu’à la trêve. Tous nos matchs, et pas seulement ceux face au PSG ou à l’OM, seront à prendre au sérieux. A commencer par celui de jeudi face au Betis Séville qui peut nous permettre de basculer directement vers le prochain tour de la Ligue Europa. Mais je ne vous cache pas que tout le monde nous parle plus cette semaine du match contre le PSG.

Que vous inspire-t-il?

Si c’est un événement pour nous, je ne pense pas que ça le soit pour les Parisiens. Ils surplombent tout le monde, ils sont bons et en plus de ça ils font preuve de beaucoup d’humilité. Ils ne prennent aucun adversaire par-dessus la jambe. C’est là où réside leur principale force et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, ils sont presque imprenables. On ne peut même pas espérer qu’ils nous sous-estiment pour dire de s’engouffrer dans la brèche. C’est donc une grosse montagne qui va se présenter devant nous et on se prépare à vivre une soirée compliquée, dimanche, au Parc.

L’exploit est-il possible?

Oui, parce que le football est ainsi fait. Si le PSG doit avoir un accident dans l’année,  on espère que ce sera face à nous. Mais là, on est en train de parler d’accident. Pour rivaliser avec les Parisiens, il faut espérer que nous soyons dans un grand soir et qu’eux connaissent un coup de moins bien.