Blanc face à un problème central

Julien Laloye

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Mamadou Sakho est parti depuis longtemps, mais cela n'a pas réglé le problème. Qui accompagne Thiago Silva dans l'axe de la défense parisienne ? Option A : Alex. Option B : Marquinhos. Le tout-terrain un peu pataud qui a fait ses preuves contre la petite berline « qui n'en veut ». Le présent déjà un peu passé contre l'avenir.

Il y a ceux qui ont déjà choisi, comme Luis Felipe Scolari, le sélectionneur brésilien. Ce dernier a convoqué Marquinhos pour la première fois cet automne, mais a oublié Alex. Puis, il y a ceux qui se tâtent, type Laurent Blanc. Honneurs aux anciens : «Alex ? Il ne fait pas de bruit, mas il tient toujours son rôle. Il est bon de partout. Et puis il a l'expérience, il ne faut pas l'oublier». Marquinhos ? «Il a toujours très bien joué quand on a fait appel à lui. Après, il a 19 ans.» De la bouche d'un ancien libéro qui s'est épanoui sur le tard, la réflexion a son importance. Si le dernier gros joueur transféré au club (35 millions d'euros) a sans douté montré un potentiel bien supérieur à son aîné en dehors d'une mi-temps à l'envers à Saint-Etienne, Alex et son CV en béton armé (cinq ans à Chelsea) passent devant dans l'esprit de Blanc.

Alex fait peur


Le choix est validé par ceux qui ont testé le colosse en championnat. «Pour les gros matchs, Alex, c'est quand même autre chose, appuie le Niçois Eric Bauthéac. Sa carrière parle pour lui. Alors que Marquinhos, il est jeune, il débute sa carrière, il ne fait pas le même effet à l'adversaire.» C'est évidemment la vérité du moment et elle pourrait changer rapidement, si l'on s'en tient au manque d'entrain du PSG à proposer une prolongation de contrat à Alex.

■ Il ne veut pas parler de son contrat

L'entraîneur du PSG a-t-il, entre les mains, une prolongation de contrat en or massif de la part de Nasser Al-Khelaïfi qui améliorerait sensiblement sa condition salariale, comme l'affirme Le Parisien ? L'ancien sélectionneur a refusé d'évoquer son cas personnel avant le match contre l'Olympiakos, mais il a reconnu « que son avenir personnel le concernait » et qu'il le partagerait avec la presse au moment venu.