Incidents de Nice-Saint-Etienne: «Les sièges partaient comme des frisbees», témoigne un supporter niçois

TÉMOIGNAGE ylvain, internaute niçois de 35 ans, était dans les tribunes du stade de l'Allianz Riviera dimanche soir...

Christine Laemmel

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BEBERT BRUNO/SIPA

Ce dimanche, des incidents entre supporters ont gâché l’avant-match Nice-Saint-Etienne. Sylvain, supporter niçois, va au stade depuis 20 ans. Il était dans les tribunes ce jour-là, et a assisté aux débordements.

«Alors que très peu de spectateurs étaient installés, se souvient cet internaute, les supporters stéphanois se sont précipités pour frapper les parois en plexiglas qui isolent le secteur visiteur.» Dans la foulée, certains ont commencé à arracher  et envoyer les sièges «qui partaient comme des frisbees» vers la tribune voisine. Après avoir tenté de sortir de leur parcage, ils seront finalement repoussés par les stadiers des deux clubs et les CRS, qui tous, «ont un peu tardé à réagir», selon Sylvain.

Le risque d’une «répression aveugle» qui chasse les Ultras des stades

Inauguré en septembre, l’Allianz Arena a connu dimanche, ses premiers débordements de supporters. Dommage, «le stade est bien conçu», estime Sylvain, même si «le parcage de visiteurs n’est pas assez étanche», selon lui, évoquant des critiques faites en amont au constructeur du stade.

Membre des «Brigades Sud» pendant plusieurs années, Sylvain ne blâme pas les Ultras, premiers pointés du doigt dans ce genre d’incidents. «Chanter et colorer le stade, ça c’est les Ultras, distingue-t-il. Se taper dessus, c’est les hooligans.» Le risque selon lui, est de faire fuir les premiers en voulant chasser les seconds, une forme de «répression aveugle», qui mènerait  à des rencontres «comme à Paris, où l’ambiance est morne.» Et venir au stade, sans les Ultras, pour Sylvain, c’est juste «avoir froid et mal voir le match.» Sans intérêt.