Football : A l'Est, le modèle nordiste fait école

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Le Losc face à son ombre. Dimanche, les Dogues (2es) se déplaceront à Nancy (5e), lors de la 16e journée de L1. « Pour nous, Lille est un exemple : le club est parti de pas grand-chose et parvient à rester en haut de l'affiche sans grand moyen. Notre président les adore ! », explique Cédric Lécluse, le défenseur lorrain.

Séparées par un seul point au classement, les deux équipes sont des faux frères. Leurs entraîneurs respectifs, Claude Puel et Pablo Correa – qui ont tous deux évolué en première division française –, adoptent la même méthode. Ils font de la base défensive le pivot de leur équipe, gardent le même noyau de joueurs pendant plusieurs saisons, et « améliorent chaque année leur effectif par petites touches », analyse Cédric Lécluse, seize ans sous le maillot nancéen, qui ne désespère pas de voir arriver un grand nom à Marcel-Picot.

Le mimétisme dépasse le cas des deux coachs. Comme le Losc, l'ASNL assure avoir retenu la leçon de son passé cahoteux. « A Nancy, on vise le maintien, on est si souvent descendu malgré une bonne première partie de saison... », confirme le joueur. Après avoir réguliérement fait l'ascenseur, les Nordistes jouent désormais régulièrement la Ligue des champions. Un bel exemple à suivre. « Comme eux, on espère pouvoir la disputer. Et comme eux, on progresse dans des compétitions européennes moins cotées, à l'instar de la Coupe l'UEFA », compare le Nancéen, qui, visiblement, a suivi de près le parcours de son adversaire dominical, lequel reste sur une série de huit matchs sans défaite en Championnat. « L'élève contre le maître, ça ne veut rien dire. Que Nancy ou Lille gagne, les deux clubs garderont leurs courbes de progression respectives. Prendre les idées des autres et les appliquer in extenso, ça n'a jamais marché », conclut Cédric Lécluse. L'an passé, le match n'avait pas livré de vainqueur (0-0).

Antoine Maes