Guy Hillion : «Rennes fait les efforts financiers, pas Nantes»

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Guy Hillion, superviseur de Chelsea, passé auparavant par Nantes, Bordeaux et Rennes.

Vous avez travaillé au FCNA de 1984 à 2000, puis huit mois à Rennes, en 2005. Recrute-t-on de la même façon dans les deux clubs ?

La finalité est identique, mais les moyens sont différents. A Rennes, on cible plus les bons joueurs et surtout, on fait les efforts financiers pour les avoir. Ce qui n'est pas le cas à Nantes. Et c'est une grosse erreur ! Le centre de formation nantais n'est pas plus performant sur le plan des structures que les autres, Bordeaux et Rennes notamment. La direction du FCNA devrait enlever ses oeillères et savoir mettre des moyens financiers pour le recrutement à la formation. Nantes investit des sommes énormes pour des recrues étrangères, pourquoi ne fait-il pas la même chose pour des jeunes ?

Est-ce pour cette raison que Nantes ne sort plus de bons avants-centres ?

Oui. Regardez le jeune Gabriel Obertan (17 ans), qui explose à Bordeaux cette saison. Pour le faire signer en Gironde, on m'a donné les moyens. A Nantes, je n'aurais jamais pu le faire venir.

Est-ce vrai que le Stade Rennais rafle souvent la mise avec un gros chèque ?

C'est archi-faux ! Avec son réseau de superviseurs très étendu, Rennes est plus rapidement informé. Ils sont à l'affût de tous les bons joueurs. Mais surtout Patrick Rampillon, le responsable du centre de formation, a carte blanche pour décider et mettre les moyens, notamment financiers...

Recueilli par David Phelippeau