Très chers espoirs franciliens

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Entre Rennes et Nantes, la rivalité se poursuit sur les terrains d'Ile- de-France. Les deux clubs suivent les jeunes talents parisiens, mais avec des moyens financiers différents. « Rennes met beaucoup d'argent pour les recruter et fait monter les prix, explique Mathieu Bideau, responsable des superviseurs nantais dans la région. Ils peuvent donner des primes qui montent jusqu'à 150 000 E, alors que nous ne dépassons pas 20 000 E. »

Dans des familles en difficulté financière, ce genre de proposition fait mouche. « Les parents d'un jeune qui a signé à Rennes nous ont dit un jour que leur gamin avait une autre valeur marchande que ce que l'on proposait », raconte-t-il. Mais tous ne raisonnent pas ainsi, à l'image de Soilhyo Mete, arrivé au FCNA sans indemnité. Une fois au centre, Rennes continue à mettre la main au portefeuille. « Ils ont une masse salariale supérieure à celle des autres clubs, poursuit Bideau. Un gamin qui touche 500 E à Nantes gagnerait le double à Rennes. »

Julien Ropert

Rennes compte sept superviseurs pour détecter des joueurs en Ile-de-France, contre trois pour le FCNA.