Le PSG doit encore grandir

Romain Baheux

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Pour voir Paris dans une position d'outsider, il faut désormais attendre les confrontations avec les très grandes équipes européennes. Et dans ce genre de match, le PSG n'a pas encore les ressources pour bousculer l'ordre établi. Battus par le vice-champion d'Europe, Barcelone, dimanche à la Halle Carpentier (29-33), les Parisiens ont pu mesurer l'écart existant avec le club catalan. «Il nous manque ce vécu, cette force défensive qu'ils ont su conserver tout le match », souligne le gardien Patrice Annonay. «On ne fait pas un mauvais match, mais on le perd quand même, regrette son entraîneur Philippe Gardent. Cela montre la différence qu'il peut encore y avoir entre ces deux équipes.»

Elle s'est surtout vue en seconde période. A hauteur des Barcelonais pendant trente minutes (17-17), Paris a craqué à la reprise, affaibli par l'expulsion de son roc défensif Jakov Gojun et mis en échec par le bloc des équipiers de Nikola Karabatic (5 buts). Rapidement distancé, le PSG n'allait plus parvenir à repasser sous la barre des quatre buts d'écart. «Ils se sont adaptés à nous, explique l'ailier parisien Luc Abalo. On avait du mal à trouver les bonnes solutions.»

Cinquième de sa poule avec une seule victoire en quatre matchs, le PSG a un peu de marge avant de trembler à l'idée de rater les 8es de finale de la Ligue des champions avec deux confrontations contre Thoune, dernier du groupe, et la réception des deux clubs de Skopje. «Ces équipes, on est capables de les écraser, assure Annonay. Il faut regarder le haut de tableau.» «Plus ça va aller, plus ils vont monter en puissance, analyse le pivot barcelonais et ex-parisien Cédric Sorhaindo. Ils vont être dangereux pour la suite de cette compétition.» Assez pour bousculer les plus grands ?

■ Karabatic s'épanouit à Barcelone

«Je prends beaucoup de plaisir à y jouer, à aller à l'entraînement et à voyager avec mes équipiers, a expliqué Nikola Karabatic, qui a rejoint le club catalan après une pige de six mois à Aix-en-Provence. C'est un véritable bonheur, il y a une très bonne ambiance, on travaille très sérieusement et ça se voit sur le terrain. Maintenant, on peut faire encore mieux. » Le demi-centre, qui attend toujours la fin de l'affaire des paris, peut croire à la victoire finale.