Football : Les Canaris font l'autruche

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Toujours et encore la même antienne. Après l'insipide match nul (1-1) concédé dimanche contre le PSG (13e), lors de la 15e journée de L1, le FC Nantes navigue encore dans des eaux bien troubles. Le club nantais reste 18e et premier relégable. Au-delà de la manière – qui consterne tous les week-ends –, ce sont les discours qui affolent. En premier lieu celui du coach. « Il y a beaucoup d'énergie, de courage et de talent dans cette équipe. Mais on n'arrive pas à canaliser tout ça », lâchait sans vergogne l'entraîneur Georges Eo. Aveuglement délibéré ou optimisme béat ? En tout état de cause, les statistiques remplacent toutes les bonne paroles. Le FC Nantes version 2006-2007, plus faible artillerie de L1 (12 buts), n'a jamais dépassé la 15e place en quatre de mois de compétition. Lors des deux dernières rencontres, les coéquipiers de Dennis Oliech – à Lens (2-0) et contre Paris (1-1) – ont cadré trois fois. L'entraîneur est-il préoccupé ? « Rien ne m'inquiète, répond-il placidement. En football, et en sport en général, les circonstances peuvent s'arranger. »

De son côté, le président Rudi Roussillon, chahuté dimanche soir par quelques « Roussillon, démission » venus des tribunes, muscle son discours. « Notre vitesse de croisière, c'est-à-dire perdre à l'extérieur et faire match nul à domicile, n'est pas bonne, constate-t-il. La mobilisation au sein du club et de tous les joueurs doit être totale ! » Georges Eo va dans son sens. « On est un groupe de 25. On trouvera des gens pour s'accrocher. Et moi, je ne suis pas prêt de lâcher. » Sauf si les dirigeants le lâchent...

David Phelippeau