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Football : Le PSG de Lacombe s'enfonce un peu plus

Pour la deuxième fois en moins de quinze jours, des « Lacombe démission » sont descendus des travées du Parc des Princes, samedi face à Bordeaux. Battu 2-0 par les Girondins, le PSG réalise le plus mauvais départ de son histoire (16 points seulement ...

Pour la deuxième fois en moins de quinze jours, des « Lacombe démission » sont descendus des travées du Parc des Princes, samedi face à Bordeaux. Battu 2-0 par les Girondins, le PSG réalise le plus mauvais départ de son histoire (16 points seulement en 14 journées). Les hommes de Guy Lacombe ne possèdent plus que 5 points d'avance sur le premier relégable, Nantes, à qui ils rendront visite dimanche prochain pour un match à haute tension.

Comme souvent dans les situations de crise, l'entraîneur se retrouve en 1re ligne. Lacombe doit désormais défendre une méthode (pas d'équipe-type, des joueurs qui n'évoluent pas à leur poste), un recrutement (Qu'apportent Banning et Hellebuyck ? Pourquoi laisser partir M'Bami chez un concurrent direct ?) et un bilan qui serait catastrophique (lire l'infographie) sans la victoire en Coupe de France en mai dernier. Sans oublier un caractère volcanique qui lui vaut quelques colères homériques sur le banc et des problèmes relationnels avec ses stars (Yepes, Kalou, Rothen) ou ex-stars (Dhorasoo).

Le coach parisien, qui s'était surtout distingué auparavant pour ses talents de formateur, est-il fait pour le club de la capitale ? « Je suis arrivé au PSG avec des cris hostiles et le public a le droit de manifester sa colère, déclarait l'Aveyronnais après la 4e défaite de la saison à domicile. Je fais mon métier du mieux possible et je vais tout faire pour redonner confiance à mon groupe. » L'indigence du jeu proposé samedi a en tout cas fait voler en éclats la « positive attitude » chère à Lacombe. Mais pas la volonté d'Alain Cayzac, qui prône toujours la stabilité. « Il n'est pas question de changer d'entraîneur, je déteste le concept de bouc émissaire, prévient le président parisien. Je préfère m'inspirer des exemples des clubs ayant maintenu leur confiance à leur entraîneur et qui s'en sont sortis. » Un discours que tiennent la plupart des présidents... quelques semaines avant de virer leur entraîneur.

S. B. et F. C.