Abidal impose déjà sa marque

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Le latéral gauche Eric Abidal.
Le latéral gauche Eric Abidal. — F. Fife / AFP

«Grand frère», «symbole», «leader-né»… Ils ont beau multiplier les manières de le qualifier, les joueurs de l'équipe de France se relaient depuis leur arrivée à Clairefontaine lundi pour vanter les mérites d'Eric Abidal. «Il apporte beaucoup de sérénité», appuie le jeune défenseur tricolore Eliaquim Mangala. «Même sans parler, il montre la voie aux plus jeunes», renchérit Dimitri Payet.

Vendredi en Géorgie, il ne devrait fêter que sa deuxième titularisation chez les Bleus sous l'ère Deschamps. On a longtemps cru que sa carrière avait connu une fin brutale et définitive après sa greffe du foie en 2012. Eloigné des terrains pendant près d'un an, Eric Abidal a progressivement repris la compétition avec le FC Barcelone avant un départ pour Monaco, où il réalise un bon début de saison en charnière centrale. Rappelé et titularisé contre la Belgique en amical en août, «Abi, comme ses équipiers le surnomment, impressionne.

Pour son sélectionneur national, même c'est surtout un joueur d'expérience (62 capes) dans une équipe qui en manque cruellement.» Pour être un cadre, il faut avoir un nombre de sélections assez important, glisse Didier Deschamps. Des joueurs qui en ont une cinquantaine, il n'y en a pas beaucoup. «Même s'il a été impliqué lors de l'épisode de la grève de Knysna, Abidal profite de son aura dans le groupe pour s'y réinstaller. Suffisant pour lui permettre de partir au Brésil si la France se qualifie pour la Coupe du monde. Romain Baheux