US Open: Le conte de fée de Daniel Evans

TENNIS Le 179e joueur mondial est au troisième tour...

avec AFP

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Le Britannique Daniel Evans à l'US Open, le 29 août 2013
Le Britannique Daniel Evans à l'US Open, le 29 août 2013 — Darron Cummings/AP/SIPA

Quasi inconnu avant l'US Open, le Britannique Daniel Evans a franchi le 2e tour en battant jeudi l'Australien Bernard Tomic, 52e mondial, après s'être offert le scalp du Japonais Kei Nishikori, tête de série N.11. L'obscur 179e mondial, qui vient de créer la surprise coup sur coup après être sorti de l'enfer des qualifications (trois matches), s'est imposé 1-6, 6-3, 7-6 (7/4), 6-3 et va affronter l'Espagnol Tommy Robredo (N.19) pour une place en 8e de finale.

Le Britannique de 23 ans n'avait jamais gagné un match dans le tableau d'un tournoi du Grand Chelem avant l'US Open. Il sort de nulle part: il y a un an à cette époque, il jouait un tournoi Futures (3e niveau mondial) au pays de Galles pour un maigre chèque de 480 dollars. Cet été, il s'est offert une paire de finales sur le circuit Challenger (2e niveau mondial).

93.000 dollars en poche

Avec ses deux tours passés à l'US Open, il est certain de repartir avec 93.000 dollars en poche, soit 73.000 dollars de plus que ce qu'il a gagné durant toute la saison dernière... «Cela montre que tout le monde sait jouer dans le Top 250, c'est juste une question de régularité. Les joueurs du Top 100 sont plus constants», a indiqué Tomic, qui a démarré en trombe mais s'est mis à douter dans le deuxième set, ce dont a profité le joueur de Birmingham.

«C'est mon meilleur retour au score, j'étais content de retrouver mon jeu car après 34 minutes, j'étais mené d'un set et d'un break et c'était comme si j'étais déjà à l'aéroport», a indiqué le deuxième Britannique du tableau masculin, qui était 248e mondial au début du mois.

Il y 18 mois au tournoi de Miami, où il disputait les qualifications, le père de Bernard Tomic, qui était alors encore entraîneur de son fils, avait refusé que son rejeton s'entraîne avec Evans car le Britannique n'était pas assez bon à son goût. «Ce n'était pas de la faute de Bernard», a dit Evans, qui a quand même dû considérer cette victoire comme une petite revanche. L'Anglais s'était déjà signalé en juin en passant deux tours au Queen's avec une victoire sur un joueur du Top 50 (Jarkko Nieminen) et une autre sur un membre du Top 100 (Guido Pella).