Football : Les Bleus ne veulent pas gâcher la fête

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Excès de confiance et précipitation: telles sont les hypothèses du revers en Ecosse (1-0) samedi, terreau idéal pour un doute que doit impérativement chasser l'équipe de France de football face aux Iles Féroé mercredi à Sochaux en qualification de l'Euro-2008 (groupe B).
Excès de confiance et précipitation: telles sont les hypothèses du revers en Ecosse (1-0) samedi, terreau idéal pour un doute que doit impérativement chasser l'équipe de France de football face aux Iles Féroé mercredi à Sochaux en qualification de l'Euro-2008 (groupe B). — Franck Fife AFP

L'équipe de France accueille ce soir à Saint-Denis la Grèce pour un match de prestige qui sera précédé d'un hommage aux champions du monde (1998) et d'Europe (2000). Malgré la qualité de l'adversaire – les Grecs ont remporté l'Euro 2004 en éliminant notamment les Bleus en quart de finale –, Raymond Domenech a bien du mal à convaincre de l'intérêt sportif du match au sein d'un calendrier surchargé. « L'essentiel demeure le match contre la Grèce, que l'on va jouer pour gagner et non pour faire la fête, se réunir et boire un verre ensemble », tient à préciser le sélectionneur.

Pour encadrer sa formation, Domenech pourra compter sur son capitaine Patrick Vieira qui fêtera sa 100e sélection, rejoignant dans ce cercle très fermé Didier Deschamps (103), Zinédine Zidane (108), Marcel Desailly (116) et Lilian Thuram (125). « Certains joueurs n'ont même pas 100 matchs de Ligue 1 à leur actif. Alors, imaginez ce que peut représenter 100 sélections », avouait avec respect le Bordelais Rio Mavuba.

Privés de Coupe du monde en juin dernier, les Grecs espèrent gâcher la fête de fin d'année des Bleus. Le Stade de France sera en effet en effervescence après l'hommage rendu à la génération dorée. « Le moment est venu de remercier ces joueurs qui nous ont fait rêver et nous ont donné des moments de joie qui resteront à jamais », a expliqué Jean-Pierre Escalettes, président de la fédération française. Outre Zidane, qui donnera le coup d'envoi de la partie, toutes les stars de 1998 seront présentes, ainsi qu'Aimé Jacquet. Seule fausse note dans cette célébration, Emmanuel Petit – l'un des trois champions du monde absents avec Bernard Lama et Stéphane Guivarc'h – a justifié son absence par un retentissant : « Je n'en ai rien à foutre. »

Jérôme Capton