Rugby : Yannick Nyanga, un retour pas à pas

©2006 20 minutes

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Une pubalgie qui l'a privé des quatre premiers matchs du Top 14. Puis une entorse du genou gauche, le 7 octobre contre Narbonne (40-34), synonyme d'un mois d'indisponibilité. Yannick Nyanga a passé une bonne partie du début de saison à l'infirmerie, avant de retrouver la compétition, samedi à Agen (24-16). Une rencontre dont il a disputé les vingt-six dernières minutes. « Je ne savais pas trop où j'en étais, et cela s'est bien passé, se félicite le 3e ligne aile, arrivé de Béziers à l'été 2005. Maintenant, je ne sais pas si je peux tenir un match entier. »

Privé de dix internationaux lors des trois prochaines rencontres du Top 14 (Bourgoin vendredi, puis Brive et Albi), Toulouse aura pourtant bien besoin des qualités de coureur-gratteur-plaqueur de son jeune flanker de 22 ans pour affronter ces échéances. Quatrième après douze journées, l'équipe ne peut plus se permettre de faux pas, sous peine de voir revenir ses rivaux. Dont... Bourgoin, 5e à 2 points. « On ne ressent pas de pression, mais beaucoup de motivation avant la venue des Berjalliens, assure Nyanga. Malgré les absences, nous allons aligner une équipe de qualité. Nous avons un statut à défendre. On est quand même le Stade Toulousain ! » Devant les prestations mi-figue mi-raisin des Rouge et Noir, l'international (19 sélections) positive. « A nous de montrer qu'on n'est pas en état de crise. On a perdu des matchs avec beaucoup d'écart (à Clermont, 46-9, à l'occasion de la 9e journée et en Ulster, 30-3, lors de la 1re journée de la Coupe Heineken). Cela donne l'impression que ça ne va pas. Mais il y a un travail qui est fait, et je pense qu'il va payer. » Sur un plan plus personnel, Nyanga aspire bien sûr à retrouver les Bleus, à moins d'un an du Mondial. Mais il ne veut pas griller les étapes. « Il faut être terre à terre, explique-t-il. Je reviens à peine de blessure... »

Nicolas Stival