Football : tueurs froids d'un derby chaud

©2006 20 minutes

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Les rois du Nord. C'est en toute maîtrise que les Dogues ont posé leurs grosses pattes sur le derby, en s'imposant sans contestation à Valenciennes (0-3), samedi soir, à l'occasion de la 12e journée de L1. Après avoir abattu Lens (4-0) lors de la 2e journée, les tireurs d'élites lillois ont maintenant dézingués tous leurs voisins régionaux. Mieux, ils ne sont plus qu'à une longueur du dauphin nancéen, alors que Marseille, battu samedi par Lorient (0-1), viendra promener son inconstance au Stadium dès dimanche. « C'est très costaud, surtout après la frustration qu'on a ramenée d'Athènes [défaite 1-0 mercredi en Ligue des champions] », souligne l'entraîneur Claude Puel.

Après vingt minutes équilibrées, le VAFC pensait pourtant pouvoir tenir la comparaison. Mais Nicolas Fauvergue rôdait dans la surface et fusillait Penneteau (1-0, 24e minutes). Les Lillois ne seront jamais rattrapés... Ils passaient le reste de la rencontre à confisquer le cuir devant les yeux ébahis d'un Nungesser rempli à ras-bord. « Cette maîtrise, c'est le résultat de toute l'expérience accumulée ces trois dernières années en Coupe d'Europe », estime le défenseur Nicolas Plestan. Odemwingie puis Cabaye éventraient deux fois encore la défense valenciennoise, et Lille pouvait rentrer dans sa tanière avec le sentiment d'un travail net et sans bavure. Personne ne s'était encore imposé dans le traquenard de Nungesser. Loin de chez lui, le Losc n'avait plus tiré sur personne depuis la première journée. Et si la chasse au Lyon était maintenant ouverte ?

Antoine Maes