Tour de France 2013: Les descendeurs, ces autres spécialistes de la montagne

Romain Baheux
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Descendre dans un peloton groupé, comme ici sur l'Amstel Gold Race 2012, peut être périlleux.
Descendre dans un peloton groupé, comme ici sur l'Amstel Gold Race 2012, peut être périlleux. — BAS CZERWINSKI / ANP / AFP

De notre envoyé spécial à Albi (Tarn),

Il est des descendeurs dans le peloton comme des chasseurs dans le sketch des Inconnus, il y en a des bons et mauvais. Pour les distinguer, pas besoin de longs débats mais il faut juste déclencher les chronomètres une fois le sommet du col franchi. Place alors aux acrobates de la route, capables de dévaler les sommets à plus de 100 km/h. Dans le domaine, l’Italien Vincenzo Nibali, vainqueur du Giro cette année, et l’Espagnol Samuel Sanchez font figure de référence dans le milieu.
dans le sketch des Inconnus
Il est des descendeurs dans le peloton comme des chasseurs dans le sketch des Inconnus, il y en a des bons et mauvais. Pour les distinguer, pas besoin de longs débats mais il faut juste déclencher les chronomètres une fois le sommet du col franchi. Place alors aux acrobates de la route, capables de dévaler les sommets à plus de 100 km/h. Dans le domaine, l’Italien Vincenzo Nibali, vainqueur du Giro cette année, et l’Espagnol Samuel Sanchez font figure de référence dans le milieu.
l’Italien Vincenzo Nibali, vainqueur du Giro cette année,
Il est des descendeurs dans le peloton comme des chasseurs dans le sketch des Inconnus, il y en a des bons et mauvais. Pour les distinguer, pas besoin de longs débats mais il faut juste déclencher les chronomètres une fois le sommet du col franchi. Place alors aux acrobates de la route, capables de dévaler les sommets à plus de 100 km/h. Dans le domaine, l’Italien Vincenzo Nibali, vainqueur du Giro cette année, et l’Espagnol Samuel Sanchez font figure de référence dans le milieu.
Mais au fond, c’est quoi un bon descendeur? «C’est un peu inné, analyse le coureur d’AG2R La Mondiale Samuel Dumoulin. Il ne faut pas voir peur de la vitesse et avoir un peu de technique.» «Bien descendre, c’est en grande partie psychologique», ajoute le champion de France et membre de la FDJ.fr, Arthur Vichot.
Il ne s’agit pas de juste mettre tout son poids vers l’avant et essayer d’aller le plus vite possible. La descente est affaire de techniciens, capables d’anticiper la meilleure trajectoire pour relancer après un virage et d’appuyer le moins possible sur les freins. «Un coureur comme Thibaut Pinot, il sait descendre mais il est gêné par la vitesse», explique Samuel Dumoulin.
«Une fois qu’on est dans le ravin, c’est un peu tard pour y repenser»
Tous sont conscients du risque. En 1995, l’Italien Fabio Casartelli a trouvé la mort dans la descente du col de Portet d’Aspet, dans les Pyrénées. Le danger ne surgit pas pourtant que dans les virages des Alpes ou des Pyrénées. «Ce n’est pas toujours les descentes de grands cols les plus difficiles à négocier car les coureurs sont éparpillés et chacun peut descendre à son rythme, raconte Dumoulin. Sur des montées plus courtes, on peut se retrouver à gérer une descente dans un peloton de cent coureurs à quelques centimètres les uns des autres.»
que dans les virages des Alpes ou des Pyrénées.
Tous sont conscients du risque. En 1995, l’Italien Fabio Casartelli a trouvé la mort dans la descente du col de Portet d’Aspet, dans les Pyrénées. Le danger ne surgit pas pourtant que dans les virages des Alpes ou des Pyrénées. «Ce n’est pas toujours les descentes de grands cols les plus difficiles à négocier car les coureurs sont éparpillés et chacun peut descendre à son rythme, raconte Dumoulin. Sur des montées plus courtes, on peut se retrouver à gérer une descente dans un peloton de cent coureurs à quelques centimètres les uns des autres.»
Mais que faire dans une descente? Attaquer ou respecter un pacte de non-agression tacite? La question divise le peloton. Pour faire simple, les puristes du cyclisme sont opposés par principe aux offensives dans ce secteur de la course. «Il y a d’autres moyens de s’exprimer. Le vélo est assez dangereux comme ça, estime le directeur sportif de la RadioShack Alain Gallopin. Une fois qu’on est dans le ravin, c’est un peu tard pour y repenser.»
cyclisme
Mais que faire dans une descente? Attaquer ou respecter un pacte de non-agression tacite? La question divise le peloton. Pour faire simple, les puristes du cyclisme sont opposés par principe aux offensives dans ce secteur de la course. «Il y a d’autres moyens de s’exprimer. Le vélo est assez dangereux comme ça, estime le directeur sportif de la RadioShack Alain Gallopin. Une fois qu’on est dans le ravin, c’est un peu tard pour y repenser.»
«Il n’y a pas de règlement qui empêche d’attaquer dans les descentes à ma connaissance, riposte Christian Guiberteau, directeur sportif de la formation néerlandaise Argos Shimano. Ca fait partie de la course. On voit maintenant qu’il y a une vraie tactique pour bien se positionner en début de descente si la victoire se joue en bas.» Quitte à aller vite, autant que ce soit dans un but précis.