Tour de France : une Grand Boucle 2007 équilibrée

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Après le départ de Londres, une nouveauté puisque la Grande Boucle ne s'est encore jamais élancée de la Grande-Bretagne, l'itinéraire passe en Belgique et prend la direction des Alpes, par la Bourgogne.
Après le départ de Londres, une nouveauté puisque la Grande Boucle ne s'est encore jamais élancée de la Grande-Bretagne, l'itinéraire passe en Belgique et prend la direction des Alpes, par la Bourgogne. — Bertrand Guay AFP

Une image de Floyd Landis en jaune, puis un miroir qui se brise lentement. L'image diffusée à la fin du clip retraçant les meilleurs moments du dernier Tour a fait son effet, hier midi au Palais des Congrès de Paris. Contraints de présenter l'édition 2007 alors que le vainqueur 2006 n'a pas encore été confirmé, du fait du contrôle positif de l'Américain, les organisateurs n'ont pas esquivé le spectre du dopage, bien au contraire.

« Le coureur sacré sur les Champs-Elysées en juillet prochain devra être le vrai vainqueur du Tour », a lancé, presque en forme de supplique, Christian Prudhomme, qui n'a pas encore fixé le nombre des équipes appelées à disputer la Grande Boucle. « Celles qui le mériteront, d'un point de vue sportif et éthique, seront au départ », a ajouté le patron du Tour, dont la 94e édition s'élancera comme prévu le 7 juillet de Londres, deux ans jour pour jour après les attentats qui avaient frappé la capitale britannique. « Un symbole », selon Prudhomme, mais également une manière d'oublier « la bataille pour la désignation des Jeux olympiques ».

Après des passages en Belgique puis en Bourgogne, trois étapes alpestres seront proposées aux coureurs, dont une arrivée inédite à Tignes. Le premier contre-la-montre, autour d'Albi (54 km), permettra d'en savoir plus avant la traversée des Pyrénées, qui s'annonce redoutable avec un col inédit (le Port de Balès), la traditionnelle visite du Plateau de Beille et l'arrivée au col de l'Aubisque. « Pour la première fois depuis vingt ans, la dernière étape de montagne sera jugée au sommet. Le maillot jaune n'aura pas intérêt à connaître un mauvais jour », a prévenu Prudhomme, satisfait d'avoir respecté « l'équilibre des difficultés » cher à son prédécesseur, Jean-Marie Leblanc.

S. B.