Football (L1) : l’OL en démonstration chez son dauphin

— 

 Roi incontesté de la Ligue1depuis cinq saisons, Lyon a également démontré hier soir qu’il était le maître du Stade Vélodrome, où il est invaincu depuis la saison 1997-1998. Vainqueurs 4-1 au terme d’une démonstration, les joueurs de Gérard Houllier, qui comptent désormais huit points d’avance sur l’OM, ne disputent décidément pas le même Championnat que les autres. Profitant de la vivacité de Ribéry et de Niang, les Phocéens avaient pourtant débuté ce choc sur de bonnes bases. Mais le tournant intervenait après une faute de Cana sur Govou aux 20 mètres. Face à Juninho, Carrasso, masqué au départ, choisissait d’anticiper sur sa gauche. L’artificier brésilien plantait une banderille sur sa droite et trouvait le bon côté du petit filet (0-1, 20e). La sortie de Fred, touché à la cuisse, ne désorganisait pas l’OL. Un nouveau missile de Juninho manquait encore de surprendre le portier marseillais (27e), à nouveau sollicité par Malouda (31e). Sous l’éteignoir, à l’image de Ribéry, l’OM misait sur les coups de pied arrêtés. Mais la reprise de la tête de Cana s’échouait sur la barre de Vercoutre (40e).
La deuxième période ne pouvait pas plus mal débuter pour les locaux. Le centre précis de Govou trouvait Benzema, bizarrement esseulé entre Zubar
et Beye. Sa reprise de volée du pied gauche ne laissait aucune chance à Carrasso (0-2, 48e). Les nerfs marseillais lâchaient, Taiwo étant logiquement expulsé pour une semelle dans le dos de Malouda (56e). Il fallait une erreur d’arbitrage pour relancer l’OM. Servi par Ribéry mais clairement hors jeu, Bamogo
réveillait le Vélodrome (1-2, 60e). Pas pour longtemps, puisque Juninho, lancé plein champ par Toulalan, signait un doublé (0-3, 78e), avant que Kallström
n’achève le travail (1-4, 87e). «C’est une performance de très haut niveau, sur le plan du résultat comme sur celui du jeu », se réjouissait Houllier après la démonstration de ses joueurs.

Sébastien Bordas