Roland-Garros 2013: Est-ce vraiment impossible de jouer au tennis sous la pluie?

TENNIS Roland-Garros est encore perturbé par la pluie...

A Roland-Garros, Antoine Maes

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Paris, le 28 mai 2013. Le court central de Roland Garros sous la pluie
Paris, le 28 mai 2013. Le court central de Roland Garros sous la pluie — A. GELEBART / 20 MINUTES

«Mesdames et messieurs, en raison des conditions climatiques, les rencontres sont reportées à…» Ce message, les spectateurs de Roland-Garros massés sous le court Chatrier pour éviter les averses devraient l’entendre plus d’une fois cette année. Comme toujours, et comme encore pour quelques temps, au moins jusqu’au moment où le Central sera équipé d’un toit. 

Ca ne règlera pas forcément le problème de la météo, puisque les autres courts resteront ouverts et donc susceptibles de subir une inondation. Le tennis est pourtant le seul sport où quelques gouttes empêchent Djokovic et consorts de venir pratiquer leur art. A raison? A première vue, oui. «Si c’est léger, que c’est une pluie très fine, on peut jouer. C’est le seul sport où ça se passe comme ça? C’est aussi le seul sport où on joue sur des surfaces comme ça», assure l’ancien professionnel Mansour Bahrami. 

Jouable, mais pas à n’importe quel prix 

La première interruption, mardi, ne prête pas franchement à discussion tant les averses étaient continues. A ce moment là, «C’est injouable. Il y a des courts, des surfaces où on peut éventuellement jouer, mais ce ne sera pas la qualité de tennis de Roland Garros», reprend Bahrami. A part ça, évidemment, on pourrait venir taper la balle. «Ca change un peu le jeu. C’est jouable, mais on ne fait plus tout à fait ce qu’on veut, on ne peut plus glisser, ce n’est plus vraiment du jeu de terre battue», assure Lionel Zambler, l’entraîneur de Benoit Paire

Jouable, mais pas à n’importe quel prix. D’abord, les spectateurs seraient trempés (ce qui n’empêche pas de jouer des matchs de football ou de rugby). Mais surtout, les organisateurs, qui ont le dernier mot quand il s’agit de fermer les courts, prendraient de gros risques avec la santé des joueurs. «Quand il pleut beaucoup, les lignes glissent un peu, la terre devient boueuse. Il peut y avoir des pieds qui se tankent dans la terre et qui font que le genou pète, ça peut être très grave», promet Zimbler. Et pas question de voir Djokovic se flinguer le genou au bout de trois jours de tournoi.

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