Formule 1 : Alonso veut mettre fin à l'ère Schumacher

©2006 20 minutes

— 

Le Grand Prix du Brésil où sera sacré dimanche le champion du monde -avantage Fernando Alonso face à Michael Schumacher- marque un certain nombre de "dernières", mais les titres pilotes et constructeurs étant en jeu, Renault et Ferrari devront attaquer sabre au clair.
Le Grand Prix du Brésil où sera sacré dimanche le champion du monde -avantage Fernando Alonso face à Michael Schumacher- marque un certain nombre de "dernières", mais les titres pilotes et constructeurs étant en jeu, Renault et Ferrari devront attaquer sabre au clair. — Toshifumi Kitamura AFP

Le Grand Prix du Brésil a lieu dimanche sur le circuit d'Interlagos. Dernier épisode d'une saison mouvementée.

Que manque-t-il à Alonso et Renault pour gagner les deux titres mondiaux ?

Pour le pilote espagnol, il suffira de finir dans les huit premiers au cas où Michael Schumacher s'impose dimanche à Interlagos. « Je ne pense pas du tout que ce soit joué. Tout peut arriver jusqu'au dernier tour », affirme pourtant Alonso. Pour Renault, qui devance Ferrari de 9 points, le fait d'empêcher la Scuderia de faire un doublé suffira.

Y a-t-il des exemples de retournement de situation lors du dernier Grand Prix ?

En 1964, Graham Hill (BRM) était leader du championnat du monde avec 5 points d'avance sur John Surtees (Ferrari). A neuf tours de l'arrivée, Hill est percuté par la Ferrari de Bandini, coéquipier de Surtees, qui laissera ensuite passer son leader dans le dernier tour, lui offrant ainsi le titre mondial. Hill ne manquera pas d'humour en envoyant à Bandini, lors du Noël suivant, un livre intitulé Comment conduire une voiture de course.

Michael Schumacher a-t-il abdiqué ?

Même s'il ne croit plus au titre des pilotes, Michael Schumacher voudra terminer sa carrière sur une belle note dimanche soir. « Michael y croit toujours un peu, c'est dans son caractère », confie Sir Jackie Stewart, triple champion du monde de F1.

Pourquoi Michelin quitte-t-il la F1 à la fin de cette saison ?

La FIA imposant un seul fournisseur de pneumatiques en 2008, Edouard Michelin a décidé en décembre 2005 de ne pas participer à l'appel d'offres. Le manufacturier ne voit donc pas l'intérêt de concurrencer Bridgestone l'an prochain. « Cette décision est l'aboutissement d'un constat de profond désaccord entre la philosophie sportive qui anime Michelin depuis toujours et les pratiques de gestion des autorités de la Formule 1 », avait justifié Edouard Michelin.

Jérôme Capton