Football : Seydoux met la pression pour le stade

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Vendredi, lors de la séance plénière du conseil de communauté, le Losc vivra « un rendez-vous extraordinairement important » selon Michel Seydoux. Le président lillois met la pression médiatique sur la communauté urbaine de Lille lors de chaque échéance concernant le grand stade. Une tactique qui a « porté ses fruits jusqu'à présent », estime le maître des Dogues. Tour d'horizon du dossier.

L'échéance du 13 octobre « Tout devra être réglé vendredi. Le conseil du 17 novembre ne devra servir qu'à valider les décisions », affirme le président du Losc. Un consensus avec les élus s'est dégagé sur une capacité de 50 000 places et sur la couverture du stade. Mais l'incertitude plane toujours sur le recours à un parteneriat public-privé, qui ne devrait être voté que le 17 novembre prochain, comme inscrit dans le projet de délibération.

Le financement Pour la première fois, Michel Seydoux chiffre la participation du club. « Le Losc est prêt à mettre 3 millions d'euros par an, soit 90 millions d'euros au total, pour un stade multi-fonctionnel, qui serait occupé 70 dates par an. Plus on est ambitieux, moins le coût par habitant sera élevé », promet Michel Seydoux. Le président n'a pas encore d'idée sur un possible nom pour son stade, « parce que ça pourrait être un moyen de faire baisser d'autant la facture ». En donnant à l'enceinte le nom d'un sponsor ?

Et si le Losc n'obtient pas satisfaction... « Nous sommes très optimistes pour vendredi. Mais si le conseil ne se montrait pas volontariste, on sortirait de notre réserve. » En clair, le président du Losc menace de « prendre part au débat électoral », une nouveauté dans son discours. « Je n'ai pas commencé à mettre des cartouches dans mon fusil », tempère Michel Seydoux, pourtant pas du genre à balancer des menaces en l'air.

Antoine Maes