Rugby : la Nouvelle-Zélande sort de la mêlée

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Les All Blacks ont remporté leur vingtième victoire consécutive à domicile grâce à un Daniel Carter étincelant, auteur de 25 points, d'un 100% aux pénalités et à l'origine des deux essais néo-zélandais.
Les All Blacks ont remporté leur vingtième victoire consécutive à domicile grâce à un Daniel Carter étincelant, auteur de 25 points, d'un 100% aux pénalités et à l'origine des deux essais néo-zélandais. — Dean Treml AFP

A un an de la Coupe de Monde, qui aura lieu en France du 7 septembre au 20 octobre 2007, les grandes nations du rugby, à l'image du tenant du titre anglais, se cherchent encore. Le XV de la Rose enregistre depuis quelques mois une série de lourdes défaites, notamment une gifle infligée en juin par l'Australie (34-3), et les blessures à répétition de ses stars. De quoi faire sortir de son silence l'emblématique Sir Clive Woodward, ancien sélectionneur anglais. « Nous avons les joueurs pour gagner le Mondial, mais l'organisation du rugby anglais est défaillante », a lancé Woodward sur la BBC. Cible de l'ancien entraîneur : Rob Andrew, désormais directeur des équipes nationales et qui rêve de pousser vers la sortie Andy Robinson, l'actuel sélectionneur.

En France, Bernard Laporte est tranquille de ce côté-là. Il doit cependant composer avec les blessures. Et chaque journée du Top14 apporte son lot de pépins. Victime d'une entorse d'un ligament du genou droit en septembre, Frédéric Michalak a annoncé hier qu'il était arrêté pour au moins quatre semaines, ce qui le privera au minimum des matchs face à la Nouvelle-Zélande et à l'Argentine le mois prochain...

Dans l'hémisphère Sud, l'Australie et l'Afrique du Sud peinent à digérer la déception des Tri-Nations, où les All-Blacks ont réalisé une démonstration. A un an du Mondial, la Nouvelle-Zélande connaît une préparation idéale et s'apprête à débarquer pour une tournée hivernale en Europe sans état d'âme avec un effectif de 32 joueurs redoutables. « Quand on joue contre les All Blacks, on se demande toujours si on est capable de les battre. La réponse est souvent non », reconnaît l'ailier australien Lote Tuqiri. Il reste un an pour y parvenir.

Jérôme Capton