Formule 1 : Alonso-Renault, ça ne roule plus

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Au bout du compte, seize courses après le début de la saison, Alonso et Schumacher sont à égalité et se départageront finalement sur deux épreuves, les deux dernières.
Au bout du compte, seize courses après le début de la saison, Alonso et Schumacher sont à égalité et se départageront finalement sur deux épreuves, les deux dernières. — Liu Jin AFP

La victoire de Michael Schumacher en Chine a provoqué la colère de Fernando Alonso, qui reproche à son écurie de ne penser qu'au titre des constructeurs. Des accusations que Renault feint de ne pas entendre, histoire d'éviter un clash retentissant avant les deux derniers Grands Prix de la saison. « Je crois que certains n'ont pas du tout envie que je parte chez McLaren avec le nº 1. L'écurie ne m'aide pas toujours », a déclaré lundi le champion du monde au quotidien As, quelques jours seulement après avoir confié à la radio que « son amour pour Renault avait disparu ». Le genre de propos susceptible de provoquer un gros coup de colère de l'équipe française, qui avait déjà été critiquée par Alonso en début de saison pour avoir trop tardé à se prononcer sur son avenir en Formule 1.

Renault a pourtant réitéré publiquement sa confiance envers son pilote phare. Il est vrai que l'Italien Giancarlo Fisichella n'étant guère au sommet de son art, la firme au losange n'a guère le choix. Hier, dans un communiqué officiel de l'équipe française, le champion du monde espagnol affichait son optimisme sans faille avant le Grand Prix du Japon dimanche. « Une bonne voiture peut ici se révéler très bonne et une mauvaise, vraiment très mauvaise. Je crois que nous avons le package nécessaire pour être performants », explique Alonso, qui ne participe plus aux essais privés de Renault. En attendant, le pilote et son écurie vont devoir collaborer sans arrière-pensée à Suzuka sous peine de connaître une grosse déconvenue.

Jérôme Capton