Vladimir Smicer : «Je n'ai jamais pensé à arrêter»

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Vladimir Smicer, milieu des Girondins, 10es de L1.

Après sept mois d'absence en raison d'une blessure à la cuisse droite, vous avez effectué votre retour dimanche en CFA, avec l'équipe réserve (victoire 4-1 contre Moulins). Quelles sont vos impressions ?

ça fait du bien car je n'avais plus joué depuis le mois de février. J'ai repris avec la réserve, durant quarante-cinq minutes, comme c'était prévu. Et je suis content car je n'ai pas ressenti de douleurs et la cuisse a bien tenu.

Et en plus vous êtes à l'origine du premier but...

C'est bon pour le moral. Après une si longue pause, si tu fais une passe décisive ou tu marques un but, ça te donne plus d'envie pour travailler, tu te dis que tu n'as pas perdu tes repères. J'avais la bonne attitude.

Avez-vous douté pendant ces sept mois ?

J'ai eu le moral très bas. J'ai raté la Coupe du monde, ma plus grosse déception dans ma vie de footballeur. C'était d'autant plus difficile à accepter qu'au départ, cette blessure ne devait durer que deux ou trois semaines. Sept mois, c'est plus long qu'une rupture du ligament du genou [lésion du demi-tendineux], je ne m'y attendais pas. Je me suis posé des questions sur mon retour, mon niveau, mais je n'ai pas pensé arrêter le foot. J'aime trop ça.

Physiquement, comment vous sentez-vous ?

Cela fait trois semaines que j'ai repris avec l'équipe, mais j'ai encore besoin de temps pour être vraiment à mon niveau. Je ne suis pas encore à 100 %, pas encore prêt pour un gros match. Dans deux semaines, je serai à la disposition du coach [Ricardo].

Pensez-vous pouvoir jouer face à Liverpool, votre ancien club, le 18 octobre en Ligue des champions ?

(Sourire) J'espère être prêt le plus vite possible. Bien sûr, j'aimerais jouer contre eux, mais je ne veux pas précipiter les choses. Je n'ai pas envie de me reblesser pour une longue période.

Recueilli par Pierre Falar