Basket : Tony Parker en vedette américaine

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Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Jean-François Lamour, a inauguré mardi la nouvelle halle Joseph Maigrot, rénovée dans le cadre d'un plan de modernisation de l'Institut national du sport et de l'éducation physique (Insep), en présence d'un ancien élève, l'international de basket-ball Tony Parker.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Jean-François Lamour, a inauguré mardi la nouvelle halle Joseph Maigrot, rénovée dans le cadre d'un plan de modernisation de l'Institut national du sport et de l'éducation physique (Insep), en présence d'un ancien élève, l'international de basket-ball Tony Parker. — Jean Ayissi AFP

Comme en 2003, les San Antonio Spurs ont choisi de tenir leur camp d'entraînement en France. Une aubaine pour Tony Parker qui, en plus de servir de guide à ses coéquipiers, reprendra la compétition à l'occasion des deux matchs amicaux (jeudi contre l'Asvel, dimanche contre le Maccabi à Bercy), un mois et demi après la blessure au doigt l'ayant privé de Mondial avec les Bleus.

Cette virée en France devrait permettre aux Texans d'en savoir un peu plus sur leur potentiel. Eliminés au deuxième tour des play-offs par Dallas en mai dernier, les joueurs de Gregg Popovich ont le couteau entre les dents. « Je vous promets qu'on sera de retour en finale », a récemment déclaré « TP » à la télévision américaine. A 24 ans, le meneur français fait toujours figure de benjamin au sein d'une escouade vieillissante, à l'image de Robert Horry (36 ans), Bruce Bowen (35) ou Michael Finley (33). « Il nous reste encore une saison, voire deux avec ce noyau de joueurs », prévient Parker, plus préoccupé par les petites blessures de Tim Duncan. « C'est vrai que c'est chiant. Quand Tim est à 100 %, on ne peut pas l'arrêter. LeBron James, Dwyane Wade ou Kobe Bryant se disputent peut-être le titre de meilleur joueur actuel en NBA, mais pour aller à la guerre en play-offs, je prendrai toujours Tim avec moi. »

Parker et Duncan, qui forment avec l'Argentin Manu Ginobili le fameux « Big Three », devront probablement, cette année encore, subir les foudres du « sergent » Popovich. « C'est sûr que ce n'est pas toujours facile de le voir crier comme ça, mais avec “Pop”, on n'a jamais fait moins de 57 victoires en saison régulière », rappelle Parker au sujet de son coach, qui semble pour l'instant avoir la tête ailleurs. « Beaucoup pensent qu'on est en France pour s'entraîner et être prêt pour la saison de NBA. Mais c'est un mensonge, confie un Popovich pince-sans-rire. On est là pour manger et boire du vin ! »

S. B.