Coupe de France: Le nouvel horaire de Lens-Bordeaux fait encore des remous

A Lille, François Launay

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Les supporters du RC Lens lors du match de Coupe de france contre Epinal
Les supporters du RC Lens lors du match de Coupe de france contre Epinal — M.LIBERT/20MINUTES

«C’est la victoire du football». Cédric ne cache pas son enthousiasme. Ce supporter lensois est à l’origine du mouvement de grogne dû à l’horaire du match Lens-Bordeaux. Mécontents de voir ce quart de finale de Coupe de France fixé le mercredi 17avril à 17h, pour cause de retransmission télé, un groupe s’est monté sur Facebook au point de réunir jusqu’à 15 000 fans.

L’influence du Crédit agricole

Assez pour faire plier la Fédération qui a finalement décalé la rencontre à 19 h 30. La pression du Crédit Agricole, dont la caisse nationale est partenaire de l’épreuve et la caisse régionale propriétaire du club, a sans doute aussi joué dans cette décision. Même si l’affaire n’est pas forcément réglée pour autant. Dans l’histoire, le dindon de la farce s’appelle France Télévisions, un diffuseur qui a préféré rendre les armes devant la pression populaire.

Bilalian: «Je suis déçu mais si ça peut éviter des panneaux du type salauds dans les tribunes»

 «Je suis déçu car on voulait diifuser Lens, qui n’est pas passé sur une chaîne gratuite depuis longtemps. Mais bon, si ça peut nous éviter des panneaux du type «salauds» dans les tribunes...», lâche Daniel Bilalian, directeur des sports de France Télévisions. Le service public forfait, Eurosport aurait pu retransmettre le match. Mais non. «On est solidaire de France Télé, dans cette histoire. Visiblement, c’est désormais le lobbying des supporters et des clubs qui décident des horaires», déplore Jérôme Fenaillon, responsable de la programmation de la chaîne sportive.

Les Girondins vont faire appel de la décision

Devant le refus des deux diffuseurs partenaires de l’épreuve, Lens-Bordeaux ne sera pas retransmis, au grand dam des Girondins. «Il y a un préjudice pour l’image du club et pour les supporters. J’avais soutenu 18h d’un plein accord, voire exceptionnellement 19h mais pas plus tard. Après ça ne rimerait à rien», lâche Alain Deveseleeer, le directeur général du club bordelais, qui a fait appel de cette décision. Vue la fronde des diffuseurs et de l’adversaire, «la situation peut encore évoluer», reconnaît Luc Dayan, président d’un RC Lens.