Football : Bordeaux, un colosse aux pieds d'argile

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Bordeaux a-t-il la carrure pour jouer en Ligue des champions ? Au vu du non-match proposé mercredi contre le PSV Eindhoven (0-1), il est légitime de se poser la question. Même si Ricardo évoque une équipe encore en « rodage » avec « un manque d'automatismes » dû aux blessures (Fernando, Planus), aux arrivées tardives (Wendel, Enakarhire) et à la méforme de certains cadres (Micoud), il n'en demeure pas moins que les Girondins n'ont pas inscrit le moindre but dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. « La Ligue des champions, on l'a voulue, alors il faut l'assumer ! », martèle le gardien Ulrich Ramé. Pas assez audacieux à Galatasaray (0-0), les Bordelais se sont montrés timorés devant leur public face au PSV. « On est une équipe fragile. On n'est pas en confiance et on commence à se poser trop de questions », reconnaît Jean-Claude Darcheville.

Dernier de sa poule avec un point à égalité avec Galatasaray, défait à Liverpool (3-2), Bordeaux ne compte plus que « sur des exploits ». Ricardo, qui refuse d'évoquer la troisième place du groupe qualificative pour l'UEFA, en est bien conscient, tout comme l'ensemble de sa formation. « Il faut mettre de la folie d'entrée », prédit Stéphane Dalmat. « Contre Liverpool [le 18 octobre], on sera dos au mur et il faudra se lâcher », ajoute Rio Mavuba, l'un des seuls à surnager mercredi.

Condamnés à retrouver leur quotidien de L1 dès demain soir à Valenciennes (8e journée de L1), les Marine et blanc se déplaceront vraisemblablement sans Johan Micoud, victime d'un coup derrière la cuisse contre les Néerlandais. « Il faut tourner la page, affirme Ricardo. C'est pas facile, mais il faut le faire. Si un joueur n'est pas capable de digérer une défaite, alors il lui sera très difficile de faire une belle carrière », prévient le manager brésilien.

Stéphane Deschamps